‹ Chefs-d'œuvre du théâtre portugaisChapitre 117 sur 292 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

ATABALIPA seul.

Non , barbares , vos coutumes ne sont point nées de cette loi qu'un Dieu a dictée; vous êtes des imposteurs qui avez seulement la morale sur vos lèvres envenimées, et qui renfermez dans vos âmes la foule horrible des plus énormes vices. Oui, je me laissais tromper ; je reconnais trop tard que je devais mourir en souverain. Que ferai-je au milieu de ces circonstances ? La patrie parle à mon cœur dans son agonie; la nature m'appelle ; ma fille gémit consternée ; mon ami le plus cher réclaijie en rugissant de fureur mes indissolubles sermens; un tyran veut exiger d'un père la loi la plus dure : tout con-

T/icàlie Portugais. l4

aïo LA CONQUÊTE DU PÉROU,

court k faire s'ëlever dans mon âme un horrible combat. 0 toi^ Dieu immortel, pour qui je sens déjà un penchant irrésistible , n'abandonne pas les peupies du Pérou : si tu as voulu racheter par ton sang tons les hommes , nous sommes hommes aussi , et peut-être plus dociles que d'autres à accomplir ta loi pure et sacrée.

FIN DU QDATRièllE ACTE.

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