‹ Chefs-d'œuvre du théâtre portugaisChapitre 134 sur 292 · ACTE V, SCÈNE IX. aitg · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE IX. aitg

A L M A G R O f revenant sur la scène.

La justice a-t-elle vaincu? la cause de la triste bunianitë a-t-elle aussi triomphé , et veux-lu enfin exe'cuter l'action la plus généreuse ?

SÉMÏRA. .

N'en doute pas, Almagro; donne-moi le fer, seul présent du ciel que puisse aimer la vertu.

A L MA G R O , lui donnant le poignard.

Courageuse Sémira, je te remets ici le vengeur de la patrie, le dieu favorable qui va nous délivrer du joug du plus grand tyran qu'ait jamais vu la terre : cache-le avec soin ; ne risque point , par une imprudente ardeur, le coup hardi; prépare bien d'avance cet heureux moment. Un feint amour doit nous découvrir la route de la vengeance : je confie à ton adresse l'exécution de cette audacieuse entreprise; c'est, rempli de satisfaction, que je me sépare de toi, et que je cours te donner des preuves non équivoques de la plus haute estime. ( ^ part. ) Ma haine a triomphé. C'est ainsi que je monterai sur le trône sans être compromis.

(Il sort.)

Page 1