‹ Chefs-d'œuvre du théâtre portugaisChapitre 155 sur 292 · SCÈNE IL Les mêmes, OJEIMIA, ÂRISTÊA · texte numérisé non relu

SCÈNE IL Les mêmes, OJEIMIA, ÂRISTÊA

ORMIA.

Invincible général de nos braves compatriotes , terreur de Rome , vengeur des outrages , adoucissez notre doiileur ; voyez s'il y a quelques rtioyens qui puissent s'accorder avec la gloire du nom lusitanien , de rendre à nous et à la patrie deux héros , deux époux que la guerre a arrachés des bras de la victoire. L'immortel Curius, l'intrépide Apuléius, supportent les fers de Servilius. Ces héros , seigneur , doivent être chers à votre cœur ; vous les avez formés dans les plus terribles batailles , leurs bras ont arraché mille fois k de redoutables bîtail- Jons leurs aigles téméraires. Faites attention à potre abandon , aux soupirs de la patrie.

ARlSTÉA.

Si par le sort de la guerre ils eussent été prisonniers d'une autre nation , ma peine , ma douleur^ seraient moins véhémentes, seigneur ; mais les Ro-

Page 1