ACTE II, SCÈNE V
CDRIUS.
Incomparable et courageuse épouse, en marchant sur tes traces, je vais donner aux monstres une leçon terrible. Qu'ils sachent que les Lusitaniens ne dorment pas quand ils sont eii pre'sence de. leur ennemis. {Il prend Vépée du mort.) Cette ëpée dont une main perfide a affile le tranchant, va châtier un imprudent sommeil. (// regarde repée.)GaL^e de la valeur de ma bien-aimée , tu enflammes dans mon cœur le sentiment le plus noble. (Considérant les cadavres.) Mânes parjures qui avez abandonné il y a peu d'instans vos corps mortels, suspendez votre marche, accompagnez en gémissant au Styx tous ceux que va y envoyer mon bras vengeur.
APULEIUS, ramassant l'autre épëe.
Un égal motif enflamme ma valeur. (// la considère. ) Présent chéri , que m'ont envoyé les dieux offensés, par les mains d'une épouse , si tu n'as pu parer les coups des Lusitaniennes, entre mes mains tu porteras la mort à des cœurs ennemis.