‹ Chefs-d'œuvre du théâtre portugaisChapitre 170 sur 292 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

Les héroïnes , suivies de leurs ëpouï et des autres Lusitaniens, tuent les Romains pendant leur sommeil. Peu k peu le camp s'éclaire; on entend des cris ; les instrumens de guerre ré-^ sonnent. Les Romains et les Africains , qui arrivent confusément» combattent les uns contre lesiiutres. Dans la chaleur de la bataille, les Lusitaniens disparaissent.

SERVILIDS, MÉCIPSA, MÀNILIUS, HILPÊRIC,

arrivent effrayés l'épée à la main.

SERYILIUS.

Que faites-vous, soldats? quel est ce combat? Conduits par la terreur, vous portez les armes les uns contre les autres! Qui vous provoque? où sont les ennemis? Vos craintes, enfantées par la peur d'une nuit obscure, vous ont créé des fantômes. Combien de sang cette méprise a fait répandre! Un injuste destin poursuit Rome dans cet ingrat climat.

(Les soldais cessent de combattre et se mettent en ligne. ) • MÉGIPSA.

Voici votre roi, guerriers Africains! retrouvez votre valeur. Ceux que vous yoyetL sont nos compagnons! Combien de morts causées par une terreur panique!

MjkNILIUS.

L'alarme n'était point faussç; c'est un nouvel effort des indomptables Lusitaniens. Voyez cette tenta où l'on gardait les prisonniers dans les fers^

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