SCÈNE PREMIÈRE
Le camp des Lusitaniens. Il est encore très^mâtin.
VIRIATUS , sortant de sa tente.
1 aux repose encore , et les rayons brillans de l'aurore sortent déjà des nuages amoncelés : le souffle caressant du zéphyr m'annonce le jour le plus riant. Que de soucis n'environnent pas celui qui gouverne ! L'intrépide soldat dort tranquille sur ses armes^ tandis que le général médite des plans dans le silence de la nuit : ce repos est agréable à mon cœur; il me prouve la confiance avec laquelle mes soldats s'en remettent à moi. Enfans^ votre chef veille sans cesse au bien de la patrie , à votre liberté ; soyez assurés que Rome doit se désister de ses projets.
!kQ% LE CARACTÈRE DES LUSITANIENS,