‹ Chefs-d'œuvre du théâtre portugaisChapitre 191 sur 292 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Les mêmes, CURIUS> APDLÉIUS, ORMIA, ARIS- TÉA , sousf les yétemens de leur sexe.

VIRIATUS.

Manilitts , vois Minerve , vois Bellone , vois deux modèles des fidèles épouses ; vois comme les Lusitaniennes, méprisant la mort, se livrent aux entreprises les plus difficiles. Connais celles .qui, en échangeant ces vêtemens convenables à un corps délicat, contre de pesantes armures, dépouilles des Romains , ont été dans ton camp arracher des fers honteux où ils languissaient, leurs époux, nos braves compatriotes. Sans autres secours que leurs bras charmans, que leur noble cœur, elles ont vaincu tout ce qui pouvait inspirer la terreur au milieu de cette nuit obscure. Si les événemens de la guerre permettent que tu revoies encore les murs de Rome , publie, en honneur de la vertu , ce fait immortel^ le temps avare doit le transmettre dans toute son intégrité ; que vos matrones . sachent qu'elles sont surpassées par les nôtres en valeur.

MANILIUS

Me confiant dans l'honneur d'un guerrier distingué comme toi, mon âme étonnée se décide à croire un fait qui surpasse tout ce qu'il y a de sublime dans les annales de la guerre. Cette ruse héroïque ne nous cause point de honte et ne pouvait manquer de réussir, puisque les dieux, sachant es-

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