‹ Chefs-d'œuvre du théâtre portugaisChapitre 199 sur 292 · ACTE V, SCÈNE ÏII · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE ÏII

emportement les rois amis duLatium y j'aurais préféré plutôt voir le sol paternel couTërtde sang, que de me soumettre aux lois du despotisme. Si tu places y Servilius, l'honneur ayant la vie, Mécipsa étant roi a plus de devoirs sacrés à remplir^ et il ne se décide pas^ les armes à la main y à devenir esclave.

SERVILIUS

Ne fais plus d'efforts pour nous convaincre ; j'ai compris que tu nous déclarais la guerre , et que tu ne crains plus ces cohortes fatiguées qui t'ont causé . autrefois tant de terreur dans les champs de l'Afrique. Fais maintenant tout ce que Ja perfidie pourra te suggérer^ mais crains que la foudre de la vengeance n'aille te frapper près des murs de ta faible capitale, qui déjà une fois a tremblé ; prête l'oreille à notre conférence, et tu pourras voir qu'habilement traitée elle peut donner encore des ressources ignorées des esprits dominés par la terreur. C'est armé de la constance et de la valeur , qu'un grand cœur sait vaincre la disgrâce.

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