ACTE I, SCÈNE VITL
Te montres comme une divinité. ^
Que veux-tu d'un chevalier errant ?
SANGHO.
Que veux-tu d'un écuyer engourdi des pied% et des mains? *
GALLIQPE^
Vaillant don Quichotte die la Manche , chevalier des Lions , je suis Calliope , la première parmi les neuf muses qui habitent le mont Parnasse. Je viens ici à tes pieds, envoyée par mon maître Apollon , qui, sachant que tu professes l'étroite loi de la che-. Valérie errante , et que tu e§ obligé de défaire les torts, de secourir les affligés, et de réhabiliter l'honneur perdu,, t'envoie demander avec instance que tu viennes au Parnasse , où il se trouve assiégé par certains poètes grossiers , ayant l'intention de le dé^ pouiller de soç trône. Tu pourrais en même temps réformer la poésie , qui se trouve presque tombée en décadence^ Quai^t à ce ^ui me regarde , comme je suis très-intéressée dans la demande, je te supplie de venir, et j'emploie pour cela les açcens mélon dieux de ma voix ; car il est bien certain que la musique a la vertu d'entraîner les coeurs les plus di\rs«
SANCHO
Elle va nous donner un air à brûle-pourpoint.
CALLIOPE, chantant.
Qui pourrait défier ton bras toujours vainqueur , Quand sous ta lance un fier géant succombe,
42a DON QUICHOTTE! ,^
Quand , même d'un lion empruntant la valeur , A tes pieds il rugit et tombe.
La difficulté consiste à sayoir comment j'irai au Parnasse; car je sais que Aosslnante n*a point d'ailes comme Pégase*
SANCiiO.
Et mon prison n'a des ailes aux pieds que pour fuir.
GALLIOPE.
Voici la manière dont vous tous transporterez sur le iParnasse.
( Calliape t'ëliro dans un nuage arec don Qaiehotte et SiMicbo,. Le théâtre f eprëseate
le Parnasse : le choeur se fait entendre^ )