‹ Chefs-d'œuvre du théâtre portugaisChapitre 265 sur 292 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Une Mille ornée de carreaux de faïence bleue ; il s'y forzne plusieurs àanses. Un huissier et lii^ écirivain criant ; vive notre gouverneur Sancho Paiiça!

SANCHO , L'HUISSIER , L'ÉCRIVAIN. Plusieurs personnages paraissent alternativement.

SANCHO

Il n'y a pas de chose dans cette vie qu'on n'obtienne avec du travail. Est-il possiible que je sois devenu gouverneur ! il me semble en vérité que c'est un somge ! il est certain qu'il n'y a rien de tel que d'être écuyer d'un chevalier errant! Ah! moRsieur l'huissier^ tenez mieux votre verge, et ne menez pas mal la justice. Dieu le sache ainsi que tout le monde, je veux aller aussi droit qpie son épée.

L*HUISSIER

'Puisque vous venez de nous parler d'épée et de justice, dites-nous pourquoi on peint cette divinité avec les yeux couverts d'un bandeau, tenaiit une épée d'une main et des balances de l'autre ? cela met mon esprit dans l'embarras , et personne n'a pu encore m'éclairer ; votre grâce, qui n'ignore de rien , saura sans doute le faire !

SANCHO

Grand bien me fasse! huissier, soyez attentif ; vous saurez d'abord que la justice est une chose peinte, qu'il n'existe pas une femme semblable dans -le monde, et qu'elle n'est pas plus de chair et d'os que

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