ACTE H, SCÈNE V
du prince que la mi^mie : j'aurais préféré que loion ain,aiit fût ué sujiçt que iiu>i d'être princesse* Loin de le çajEiyoiter^ je déteste le trône ; je ne vois en lui qu'une barrière odieuse que le sort contraire a éleyée entre deux cœurs sensibles , pour qu'ils ne puissent jamais s'uuir.... Je sais que je suis malheureuse ^ et que je le serai toujours.
DOV ALPHONSE
Tu peux encore éyiter une plus grande disgrâce ; celui qui ^ aussitôt qu'il a, reconnu \d crim^ , ]fi re-* pousse^ recouvre l'innocence. Éteins^ p Inez! le^ flammes criminelles que tu as aUumées ; tu n'ignores pas combien elles sont détestables^ et tu Ypis bien que tu ne peux pas les nourrir davantage. Avant que tu t'éloignes du prince , peine bien légère que t'inflige pour des fautes aussi graves un monarque clément^ cherche à mériter un entier pardon; dissuade-le toi-même de ses erreurs^ et coniiraincs-le qu'il' doit s'entourer des dignes liens de l'union raisonnable queje lui ordonne; concours à la tranquillité publique au lieu de la troubler : en restant opiniâtre dans ton crime ^ n'aigris pas ma colère; crains le terrible châtiment dont tu es digne , si tu ne délies pas les nœuds abominables formés pour retenir le cœur du prince.
INEZ
Tu exiges beaucoup 4e moi.... Ahl si je pouvais rompre les fers qui nous enchaînent , crois-moi , je le ferais. Mais comment puis-je, en un moment^ arracher du sein de ton fils^ des sentimens que l'amour et la syn^pathie ont fait naître ? Laisser
pour toujours une tendre amante , et aller aussitôt se jeter dans les bras d'une autre ! . . . S'il avait une âme aussi légère^ je ne serais pas réprimandée ayec seTerité de xe que je l'aime. Qu'ai-je proféré!./. Quel délire Î...0 ciel! pardonne,... pardonne-moi, seigneur; peut-être le temps.... pourra-t-il éteindre.... J'ignore ce que je dis.
DON ALPHONSE
Il suffit. Tais-toi, femme superbe; j'ai pénétré tout à coup dans ton âme : tu oses te vanter devant moi du crime le plus détestable! Ah! quels ckâtimens suffiront pour punir tes attentats ! Tout ce qu^il y a d'horrible...,