SCÈNE IL
Les mêmes, OSCAR, entrant avec vivacité.
OSCAR
Notre humilité désarmer les bras de monstres que l'orgueil seul enfanta! Qu'as-tu dit? es-tu déjà effrayée d'une poignée de vils aventuriers que la
ifio LA CONQUÊTfi 9V PJÈROU,
cupidité} a conduita vers iio$ dliin«.ts? JLe t6rrU])le usage des armes à feu , qui nous sont iupannues p peu^l leur dopuer la possession de cet empire ? Ne te souvientr-ii déjà plus de tou auguste 9^Liig, du caractère de souveraine de ce pays jforiuné qui t'a vue naître ? Veux-tu courber ton front devant des mor- / tels, jouets de la fortune , des vents et des mers , et
que le hasard autant que la témérité' a portés sur nos rivages? Les descendans du dieu qui préside au jour sauront défendre un territoire sacré contre des mains avares; la foudre, Ja mort, n*intimident pa$ les courageux Péruviens. Je ferai descendre des montagnes escarpées qui séparent nos possessions mes intrépides sujets; ils étoufferont entre leurs bras robustes ces hommes faibles qu une peur stupide à déifiés.
PALIMA.
Ah ! généreux Oscar, c'est en vain que tu essaieras d'opposer les forces humaines au tonnerre qu'ont apporté du ciel ces redoutables fils du soleil, qui viennent pour nous accabler. Ne les as-tu pas Vus, il y a peu de temps, lançant dans les airs leur feu destructeur, faire tomber à terre des oiseaux qui volaient bien loin de nous dans l'espace éthéré? Recouverts de vêtemens impénétrables, ils frapperaient de leurs épées tranchantes les chairs nuess de tes malheureux sujets accablés d'effroi, et ils en feraient un si horrible massacre, que la nature reculerait en voyant la triste scène qu'on lui présenterait. Ne te livre point à la vengeance en écoutant la fougue de ton caractère; la majesté royale ne-
s'abaû&se p^^ era se soumelt^i^t^ ansdefitioéos que h ciel envoie à la terrq. - ^ , ;^î >