PIZARRE, ALMAGRO
ALMAGBO.
Le bonheur qui nous a conduits ici avec tant de rapidité^ va toujours en s'aecrois^nf ; c'est au gënie hardi cftte la nature a resertë ses immetfses ti'ésors; De' noureau'x mondes sont lies récompensesr qui a|>^ partiennent aux âmes supérieures.
pizàrreL
. Fendant que l'impression que produit notre aspect est encore vive et récente dans le cœur d'un peuple grossier, allons donner une nouvelle im«-
Îmlsion à nos intérêts. Il ne faut pas attendre qxie e temps de leur léthargie permette aux Péruviens de se réveiller. Si la terreur se dissipait et s'ils voyaient le nombre des hommes qtii veulent leur dicter des loix, s'ils entendaient souvent retentir le canon qui les frappe de terreur, et que son bruit tonnât en portapt moins d'effroi dans les vallées, notre massacre pourn^it être le résultat de l'indolence, l'habitude fait perdre la crainte^ le commerce familier éloigne l'effroi , le merveilleux fuit et rhomn^ parait. Suivons l'illusion ,. elle nous prête le plus puissant secours dans notre entreprise.
(IlstorUnt.)
i66 LA COiSQUÊ^TE DU PÉROU,