SCÈNE IV
OSCAR, JAGUBACCA,
OSCAR
Non, cher Jacubacca , ces audacieux > imposteurs ne m'effraient pas. Ils sont hommes comme nous , ils sentent dans leur cœur le pouvoir, des passions, l'empire de la mort s'ëtend sur eux , et nos bras fe* ront tomber ces fantômes qui veulent nous dompter avec leurs prestiges. Hâte-toi; conduis mes sujets qui ignorent la crainte dans les champs où la valeur va lutter contre des armes qui ne paraissent formiidables qu'à la terreur. Au milieu de ce feu vomissant la mort , nous irons d'un bras vigoureux arracher les machines terribles qu'ils présentent dans leur audace. Les téméraires ! nul d'entre eux ne doit échapper , pour porter dans la patrie qui a enfanté de semblables monstres les nouvelles d'un pays heureux seulement tant qu'il a été inconnu.
JAGUBACCA.
Modère ta valeur. Nous ne pouvons lutter sur le champ de bataille contre les maîtres de l'éelair et du tonnerre* En. remettant à une époque plus favorable cette vengeance que les outrages que nous avons reçus exigent de nous , le coup sera frappé par des mains sûres; quand on n'a pas la force, l'astuce et l'adresse renversent bien souvent les colosses élevés par un orgueil insensé;