‹ Chefs-d'œuvre du théâtre portugaisChapitre 93 sur 292 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

ATABALIPA, PIZARRE, ALMAGRO, INGACU,

soldats espagnols.

PIZARRE

Sois cpmblé de plaisir, heureux monarque, en Toyant dans ton pays les fils de l'Espagne. La nature avare avait jusqu'à présent caché aux peuples de l'Europe la plus féconde et la plus riche des parties du monde. Dieu me réservait cette découverte. Je suis venu du berceau de l'aurore, en sillonnant des mers toujours agitées; j'ai dompté la fureur insensée des vents, et de nouveaux astres m'ont indiqué la carrière favorable : j'ai vu que les ourses se cachaient dans les ondes salées. Armé du tonnerre ,• maître des éclairs, je suis envoyé par Dieu. Je n'apporte point la mort ; je viens seulement t'instruire, je viens t'arracher à l'ignorance , donner des . lois salutaires , détruire pour toujours le paganisme , te faire coifnaitre enfin que le soleil n!est qu'un astre.

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