SCÈNE PREMIÈRE
Un jardin»
SÊMIRA, DRUZA.
âÉMIHA.
JD ANS ce jardin^ où résidait le plaisir^ où la nature toujours riante faisait naître continuellement des plantes aux doux parfums , que de beaux jours j'ai ^ passes bercée par de flatteuses espérances ! Sous ces arbres touffus^ combien de fois j'ai entendu les charmans discours d'un tendre amant ! Le sort a changé : maintenant je ne vois dans chacun d'eux qu'une image de terreur ; mon cœur bat toujours dans mon- sein avec agitation.
PRDZA.
J'avoue que l'aspect irrité de nos conquérans me remplit de crainte^ et que je suis épouvantée quand j'entends le moindre bruit dans ce palais. Mais , Sémira , ne t'abandonne pas à la douleur, supporte les jours que le ciel t'envoie; tu vois que les maux cruels abrègent toujours notre pénible et languissante vie.