‹ Chefs-d'œuvre du théâtre suédoisChapitre 146 sur 310 · SCÈNE IX, APPIUS, CLAUDIUS · texte numérisé non relu

SCÈNE IX, APPIUS, CLAUDIUS

CLAUDIUS

Seigneur , ce que vous avez osé ne peut plus se réparer : it ne vous reste plus que le choix de les perdre,-,,* ou de succomber. Virginius crie à la vengeance ; on ne peut plus méconnaître ses droits. Tant qu il sera père, Appius sera un tyran, Vous pouvez donner des chaînes à Uome, opprimer le sénat et le peuple , mais non arracher une fille à son père. Tremblez, seigneur; Virginius triomphera devons, si vous ne cherchez à couvrir d'un voile favorable la violence que vous venez d'exercer. Croyez-en mes conseils; que votre hésitation ait

igft VIRGINIE,

en6n un terme : rappelez-vous qu il s*agit de votre

amour..,, de votre amante.

APPICS,

Cest en frémissant que je t'écoute, cruel ami! Quoi! lui enlever tout : nom, liberté , famille, un père, l'abaisser au sort des esclaves! C'est la seule cruauté qui me reste encore à exercer; mais je consens à tout plutôt que de la perdre, Hasardons tout ce qui peut empêcher sa fuite. Je suis enfin pai^ venu au dernier degré du crime. Mais ne suis-je point déjà pour elle un objet d'horreur? Je n'ai plus qu'un pas à faire pour mériter ma propre haine.

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