‹ Chefs-d'œuvre du théâtre suédoisChapitre 182 sur 310 · FOLKE JARL, SUNE JARL · texte numérisé non relu

FOLKE JARL, SUNE JARL

FOLKE JARL.

Haï d'un parti dominant parmi nous, en disgrâce près de ton roi qui t'a protégé jusqu'ici, malheureux fils , que vas-tu devenir ? Ah ! quels liens sacrés tu as brisés !

SUNE JARL

Si quelqu'un a rompu ces nœuds, ce n'est pas

moi J'ai peut-être blessé Éric en demandant

avec trop de chaleur la liberté d'une captive que je lui ai donnée... On soupçonne ma fidélité. .. mais qu'ai-je à démêler avec un peuple détesté , vil et esclave ? Comment dans l'amertume de son zèle oset-it s'attaquer à moi par d'insolentes clameurs?

FOLKE JARL.

J'en blâme l'injustice et l'excès ; mais c'est l'effet inévitable de son amour et de sa fidélité pour son roi. Les sermens qu'il a prêtés à Éric ne sont point fallacieux , et parmi les Suédois qui les ont prononcés , Sverker n'a pas un ami. Tu me demandes ce que tu as fait pour mériter leur haine ; je te demande à mon tour ce que tu as fait pour gagner leurs cœurs. Un Gunnar assiège sans cesse tes pas et paraît jouir seul de ta confiance. Un étranger !... que notre tyran t'a donné pour ami ! Mais ce qui irrite le plus contre toi , c'est la paix projetée , la paix avec un usurpateur que nous avons banni , et

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