ACTE III, SCÈNE VII
SVINDLER.
Nous nous aimons également tous deux.
ROLLER
C'est le point principal : ou est-elle? qui est-elle?
Dans quelques instans elle sera à vos pieds.
ROLLER
Bien; je vous bénirai tous deux,
SVINDLER.
J'aurais pu épouser une darne ayant soixante-dix mille riksdallers.
ROLLER
Soixante-dix mille riksdalers! c'est beaucoup d'argent cela.
SVJNDLBR.
Maïs...
ROLLER
Que le cie! te préserve, mon Gis, d'une femme avec un mais; ce petit mot a fkit des milliers d'infortunés.
SVINDLER.
J'ai donc fait un bon choix, mon père.
ROLLER
Je l'espère et le désire. Quand m'amèneras-tu ton amante ? ( Nicolas apporte une petite cassette. ) J'attends sa venue avec impatience*
SVINDLER
Je vais vous quitter^pour quelques instans, mon père , et cours la chercher.
ROLLER
Attends un moment , mon fils , et bois d'abord du vin de ton père. Verse, Nicolas... Il y a long-temps que tu n'en as goûté, Guillaume. Ah! des étrangers ont vidé mes caves , tandis que tu as souffert de la soif. Verse, Nicolas, prends un verre et bois à la santé de Guillaume. ( Nicolas présente les verres. ) À ta santé, mon fils : que ce vin me semble délicieux ! maintenant il ne tombe plus de larmes dans mon verre comme autrefois. À ta santé , mon Guillaume.
SVINDLER, lui baisaut la main.
Merci, mon père.
* NICOLAS
Soyez le bien revenu près de nous, monsieur Guillaume.
SVINDLER.
Je te suis obligé , bon Nicolas.
ROLLER
Maintenant va chercher ta future et dépeohetoi, je t'en prie, mon cher Guillaume.
( Srindler l'embrasse et se hâte de sortir. )