SCÈNE VIL Les précédens , JERNBERG, LE CORNETTE
LE BARON, allant an-devant de Jernberg et l'embrastant.
Félicitez-moi, mon ami; j'ai recouvré la vue. Votre femme....
M"". JERNBERG.
C'est sa faute. Mon Dieu ! que s'est-il passé ici ?... J'en perdrai l'esprit.
LE CORNETTE
Vous y voyez, baron! est-il possible? On doit être bien étonné de voir lorsqu'on a été si longtemps aveugle. Et c'est madame.. ..
Um\ JERNBERG.
Qui, moi? Non. Le démon a tout fait.
LE BARON
Doucement , madame ; vous diminuez le prix de votre bienfait.
JERNBERG.
Je vous félicite de tout mon cœur, baron. Mais par quel le aventure. . . .
LIS BARON
Madame a bien voulu souffler sur mes yeux d'après l'indication d'un rêve; et son esprit. ...
M—. JERHBERG.
L'esprit impur, plutôt.
JERHBERG.
Comment, ma femme, je ne te connaissais pas le don des miracles !
LE BARON
C'est pousser la plaisanterie assez loin ; elle deviendrait insipide : il faut déclarer la vérité. Je n'ai jamais été aveugle, madame.
M-*. JEftNBERG.
Vous n'aVez jamais été aveugle? Quelle impiété ! faire l'aveugle , et entraîner les autres dans le péché !
LE BARON
Daignez m'en tendre, madame. Je n'ai jamais été aveugle; mais dès que j'eus vu Albine, je formai le dessein de mettre son cœur et sa raison à l'épreuve. De concert avec votre époux, j'ai pris la résolution de faire l'aveugle. J'ai trouvé dans Albine ce que je cherchais; la beauté, les grâces qui plaisent aux yeux , la sensibilité qui touche le cœur ; et, si elle me conserve encore l'intérêt qu'elle m'a témoigné quand j'étais aveugle , j'espère ne point voir rejeter l'offre de mon cœur et de ma main.
LE CORNETTE
Un véritable roman. Que vous êtes spirituel, baron! C'est une charmante idée, sur mon hon-