ACTE III, SCÈNE IV
sienne me sera donnée par son père , dont les promesses m'ont attiré ici, et dont je venge les injures. Dis à Yngvé, s'il est digne de sa renommée, qu'il vienne soutenir un père que le malheur réduit ausilence, qu'il vienne défendre une amante dont la fidélité est en danger. Dis-lui que c est à Pompée qu'il doit la disputer , et que Pompée ne la cédera qu'avec sa vie.
YNGVÉ , ip.rt.
Tant de découvertes qui m'accablent à la fois, semblables aux coups redoublés du tonnerre, jettent l'effroi dans mes sens. {A Pompée.) Quelle est la vengeance que cherche le père de Thilda, et qui l'engage à souiller sa vieillesse par une trahison ? Foulant aux pieds les droits de la justice, perturbateur du reposées nations et des rois , tu apportes donc parmi un peuple vertueux et uni, les vices des Romains avec leur nom? Ce n'était point assez pour toi, de violer le droit des gens et les traités en te rendant ici, de répandre pour une femme qui excite tes désirs, le sang de deux peuples , et de prodiguer les trésors de l'Italie : il te fallait encore joindre la trahison au parjure! Guerrier insidieux, comme ami perfide, tu combats sans courage, et ne rougis pas de t abaisser à traiter secrètement avec les sujets d'Odin! Caché dans les ombres de la nuit, tu te diriges vers Asmun; on voit son camp , ses feux; mais la route t'en est fermée.... ( Il se met devant Pompée. ) Elle t'est fermée... par le fils d'Odin; par ce prince ignoré, caché dans les déserts. {Avec vivacité. ) Tire ton épée , nous ne pouvons avoir pour arbitre que la
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mort; le sang de l'un de nous doit rougir la terre. Si tu ne réussis point à épuiser les veines d'Yngvé, meurs , et qu avec son épée il ensevelisse son nom dans ton cœur.
POMPÉE , avec surprise, et se mettant en défense.
Toi, Yngvé !
YNGVÉ, l'attaquant.
Oui, tyran, mon bras te prouvera que je le suis.