‹ Chefs-d'œuvre du théâtre suédoisChapitre 66 sur 310 · ACTE IV, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE III

offensée : mon amour pour votre fils fut méprisé et non éteint, et devint la source de mon crime ; moi seule en ai commis; j'ai séduit mon père; il n'a pu résister à mon désespoir, à ma douleur : sa vieillesse , sa vertu , la grandeur de son âme , tout a dû céder à la vengeance que j'implorais à grands cris. Que vous dirai- je ? il est père ; la nature a ses droits; il le» a écoutés , sans songer qu'en attaquant ceux de son souverain il manquait aux devoirs d'un sujet. Le Sarmate vous est connu ; il ne peut supporser l'oppression , et la vengeance est sa vertu aussibien que la reconnaissance.

ODIN

Eh bienl jouis de cette vengeance; va voir le prince que tu as aimé et trahi : sa tête tombe peutêtre en ce moment sous la hache romaine , par les ordres d'un rival qui se glorifie de ton crime.

THILDA, hors d'elle.

Lui?... Bourreau! c'est moi,... moi,... qui dois périr. (Elle se tourne vers le peuple, et fait quelques pas avec précipitation. ) On l'assassine!... le fils d'Odin ! et vous, peuple , vous le souffrez ! ( Elle revient. ) Malheureuse !..•. Mon père !... Quel chemin... Oh sont-ils? où vais-jer 0 mon prince! laisse-moi partager ton sort ; et toi , qui as vu mon crime , vois aussi mon désespoir, et que la foudre m'écrase ensuite, et me précipite dans l'abîme.

( Elle eort en courant . ) ASM UN , voulant l'arrêter , apercevant Pompée.

Ma fille !... Que vois-je?

8o ODIN,

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