‹ Chefs-d'œuvre du théâtre suédoisChapitre 67 sur 310 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

ODIN, ASMUN, POMPÉE, M1LON, Licteurs.

POMPÉE, ftnxjtomains. ' *

On a poussé trop loin le droit de la force et le pillage. J'ai vaincu;... que le flambeau de la guerre, soldats, soit éteint (4). Nous avons vu cette nuit la consternation marcher devant nous , je veux que la paix et la justice suivent nos pas. Que le repos règne dès cet instant, et protégeons la Scythie soumise à notre pouvoir. Un peuple qui , pendant des siècles, a su conserver son indépendance, est encore grand et digne de respect, même dans les fers. Que l'olivier soit suspendu à ces tentes ; qu'on épargne ces contrées , et que la tranquillité ne soit plus troublée, (apercevant les places du conseil scjrihe. ) Eh bien , voilà donc le trône que le fils d'Odin devait défendre ! ( Voyant Odin. ) Que vois-je ? Odin chargé de chaînes I Un roi vaincu est toujours roi. Sois libre. Qu'on détache ses fers. Ton trône me suffit; je suis vengé.

ODIN

Oui; comme les tyrane, par une trahison.

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