ACTE IV, SCÈNE VII
POMPKE
Ce ne sont point les jugemens de la terre ni sa vengeance que je redoute , Mon orgueil a peut-être assez fait, peut-être trop, pour la gloire d'un nom déjà grand dans les fastes de la victoire. Mes soins ont ici un autre objet : jamais je ne serai un tyran ; connais toutes les agitations de mon cœur et peutêtre jugeras- tu mieux de mes sentimens. Je ne puis me défendre de chérir un ami dans mon rival; je ne demande point que mon bonheur égale celui d'Yngvé, et ne veux pas me venger par le sang de la préfe'rence qu'on lui accorde ; mais j'ai des droits, j'ai des promesses , je demande, comme un autre , de ue point être choisi pour victime. Trop d'humanité n'est souvent que faiblesse, et it ne dépend que de Thîlda de m'éviter un crime. Quand sa voix, si sûre de toucher et de vaincre, s'est élevée pour la défense du fils d'Gdin, que ses actions ne démentent point ses discours... en un mot, si Yngvé possède eucore votre amour, si vous voulez voir la vengeance épargner son sang, vous savez à quel prix je vous accorderai sa vie. Réfléchissez, le temps presse, Pompée s'est déclaré ; il attend votre réponse à L'auteL
9o ODIN,