‹ Chefs-d'œuvre du théâtre suédoisChapitre 75 sur 310 · SCÈNE VIIL THILDA, HILDUR · texte numérisé non relu

SCÈNE VIIL THILDA, HILDUR

THILDA.

Barbare! que te faut-il de plus? mes larmes t ont répondu. Voilà donc la faveur que tu accordes à ma prière ! La fausse élévation de tes sentimens ne me trompe point, tyran! ta vengeance, ta froide vengeance en est doublement basse et sanglante. Tu assassines sans haine , et tu crois être généreux ! Va, félicite-toi d'une proie qui ne peut plus Réchapper; jouis des fruits de ta victoire sous la protection de tes hordes de bourreaux. Oui, Yngvé, c'en est fait , un autre t'enlève des droits que tu ne peux plus défendre, un autre, • . ton ennemi , celui de ton père... mais , viens, sois témoin de la fidélité de Thilda : vois le flambeau de l'hymen brûler devant ses yeux éteints; vois-la dans les bras du vainqueur devenir la proie de la mort en bégayant ton nom , et se glacer le sang qu'elle n'aura pas craint de répandre; vois-la mourir, mourir digne de toi; frémis de terreur, et verse des larmes de l'avoir vue coupable et d'être vengé.

FIN DU QUATRIÈME ACTfc.

Godgle

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