IV INTRODUCTION
beaux, cet indice le plus sûr et cette marque la plus éclatante de la grandeur intellectuelle. « Bien écrire, » dit-il lui-même, « c'est tout à la fois bien penser, bien « sentir et bien rendre ; c'est avoir en même temps de « l'esprit, de l'âme et du goût. Le style suppose la <c réunion et l'exercice de toutes les facultés intellec- <( tuelles*... n
J'ouvre ce Recueil par le Discours de réception à l'Académie française ; « Un grand écrivain, » dit M. Villemain, « dans les questions de goût, a pour type invo- « lontaire son propre talent. Les grands écrivains n'en « sont pas moins les meilleurs critiques à étudier. Çha- « cun d'eux ne donne qu'un point de vue de l'art, mais « ces points de vue divers sont supérieurs; et, en les « comparant, vous avez l'art tout entier. Ainsi, sur « l'éloquence, après Aristote, Platon, Cicéron, Tacite, « Bossuet, Fénelon, il y avait quelque chose à dire par « un homme de génie qui ne leur ressemble pas. Ce « sera le discours de Buffon sur le style. Fort admiré « de son temps, ce discours parut surpasser tout ce « qu'on avait conçu jamais sur un tel sujet, et on le « cite encore aujourd'hui comme une règle universelle « de goût 2. »
Après le Discours à l'Académie française, vraie théorie de Buffon sur le style, je place V Histoire natu--
< . Discours à l'Académie française.