Retraita da Valeoeianoes
4. Batailla daa Bnnes, at priia da DQnkaïqoa . . Bùnt-Vanant piii, Aidres laconnia.
i2 ORAISON FUNÈBRE
de ces mauvaises nuits que le roi d'Espagne avoua qu'il avait passées y et de cette paix, recherchée par des traités et des alliances \ sans laquelle, Flandre, théâtre sanglant où se passent tant de scènes tragiques, triste et fàtaie contrée, trop étroite pour contenir tant d'armées qui te dévorent, tu aurais accru le nombre de nos provinces, et, au lieu d*ètre la source malheureuse de nos guerres, tu serais aujourd'hui le fruit paisible de nos victoires.
Je pourrais, Messieurs , vous montrer vers les bords du Rhin ' autant de trophées que sur les bords de l'Escaut et de la Sambre. Je pourrais vous décrire des combats gagnés , des rivières et des défilés passés à la vue des ennemis, des plaines teintes de leur sang, des montagnes presque inaccessibles, traversées pour les aller repousser loin de nos frontières. Mais l'éloquence de la chaire n'est pas propre au récit des combats et des batailles : la langue d'un prêtre, destinée à louer Jésus-Christ, le Sauveur des hommes , ne doit pas être employée à parler d'un art qui tend à leur destruction, et je ne viens pas pour vous donner des idées de meurtre et de carnage devant ces autels où l'on n'offre plus le sang des taureaux en sacrifice au Dieu des armées , mais au Dieu de miséricorde et de paix une victime non sanglante.
Quoi donc! n'y a-tril point de valeur et de générosité chrétienne? l'Écriture ', qui commande de sanctifier les guerres, ne nous apprend-elle pas que la piété n'est pas incompatible avec les armes? Yiens-je condamner une profession que la religion ne condamne pas , quand on en sait modérer la violence * ? Non, Messieurs : je sais que ce n'est pas en vain que les princes portent l'épée ; que la force peut agir quand elle se trouve jointe avec l'équité ; que le Dieu des armées préside à cette redoutable justice que les souverains se font à eux-mêmes; que le droit des armes est nécessaire pour la conservation de la société, et que les guerres sont permises pour assurer la paix, pour protéger l'innocence , pour arrêter la malice qui se dét)orde , et pour retenir la cupidité dans les bornes de la justice.