‹ Chefs-d'œuvre oratoires de Fléchier, Bourdaloue: Petit carême de MassillonChapitre 3 sur 121 · G NOTICE SUR FLÉCHIER · texte numérisé non relu

G NOTICE SUR FLÉCHIER

religieuse de cette horrible demeure, ordonna qn*on eût d'elle les plus grands soins, et veilla sévèrement à ce que ses ordres fussent exécutés. Mais ces ordres charitables, qui l'avaient arrachée à ses bourreaux, ne purent la rendre à la vie ; elle mourut après quelques mois de langueur, en bénissant le nom de son vertueux évéque , et en espérant de la bonté suprême le pardon que lui avait refusé la sévérité monastique

Fléchier, quelque temps avant de mourir, eut un songe qui fut pour Ini un pressentiment de sa fin prochaine : il ordonna sur-le-champ à un sculpteur de faire le dessin très-modeste de son tombeau ; car il craignait que la reconnaissance on la vanité ne voulût élever à sa cendre un monument trop remarquable, et le forcer en quelque manière, après sa mort, au faste qu'il avait tant méprisé pendant sa vie. 11 mourut en effet peu de temps après, le 16 février 1710, pleuré des catholiques, regretté des protestants, et ayant toujours été pour ses confrères un digne modèle de zèle et de diarité, de simplicité et d'éloquence. Son oraison funèbre, faite par un orateur très-médiocre, ne fut pas même prononcée.

Le seul Fénelon fit en deux mots l'éloge funèbre de Tévêque de Mimes : c Nous avons, dit-il, perdu notre maître. » Ainsi le seul de tous les confrères de Fléchier qui lui fût alors supérieur, car Bossuet n'existait plus, fut le seul dont la modestie rendit hommage aux talents de celui qui avait imité ses vertus.

FLECHIER

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