‹ Chefs-d'œuvre poétiques des dames françaisesChapitre 133 sur 186 · L.^ CAMPAGNE · texte numérisé non relu

L.^ CAMPAGNE

Puisque le style poétique

N'est pas toujours mélancolique ,

Sur ton absence de Paris ,

Je ne pousse pas les hauts cris .

De l'incomparable la Stisc,

Je ne consulte point la niu>f .

DES DAMES FRANÇAISES. 2/i<J

Qui , sans rien sentir dans le cœur,

Faisoit jadis une élégie ;

Et dont les vers pleins d'énergie

Exprimoient sa fausse douleur.

N'attends donc pas que je t'envoyc,

Mon cher ami , mon tendre époux .

Des compliments plaintifs et doux ,

Lorsque tu nages dans la joye.

En effet , quel contentement

De voir en ce tems réunie

Toute une famille chérie ,

Jouir du divertissement

Qu'attire un établissement ,

Le plus fortuné de la vie.

Tu verras dans ces lieux heureux

Bien des beigers et des bergères

Marquer, par leurs danses légères,

Le bonheur d'un couple amoureux.

Si j'assistois à cette fête ,

J'y voudrois prendre tant de part,

Que je saurois, sans beaucoup d'art ,

Si je le mettois dans ma tête ,

l'aiie danser l'abbé Pignard.

Aux nouveaux mariés souhaite

De ma part le plus heureux sort .

Une prospérité parfaite ,

Et qu'ils s'aiment jusqu'à la moi(.

Je n'en dirai pas davantage.

Rapporte surtout, au retour.

Ton amitié dans le ménage,

Et , s'il se peut , tout ton amour.

>50 r.HKIS-D'OEl'VKE l'OETlOl KS

Page 1