‹ Chefs-d'œuvres dramatiques de Scarron, et RotrouChapitre 158 sur 224 · D. ALPHONSE, LE COMMANDEUR, ELVIRE, D. ALVARE · texte numérisé non relu

D. ALPHONSE, LE COMMANDEUR, ELVIRE, D. ALVARE

ELVIRE

Hélas, mou frère !

Que vous avez coûté de larmes à ma luère ?

D. ALPHONSE

J'aurai peine à fléchir son t\sprit absolu, Qui ne démord jamais de ce qu il a voulu.

LE COMMANDEUR

Nous obtiendrons tout d'elle : une juste prière Parmi les yens d'honneur ne se refuse {juère.

Elle pourroit sans doute, en une autre saison,

Se plaindre de sou fils avec juste raison.

Je devois épouser sa nièce : elle étoit belle ;

Je jKJUvois espérer de «grands biens avec elle.

Mais peut-on éviter la volonté des cieux?

Et peut-oa s'exempter du pouvoir de deux yeux ?

l'ouvois-je deviner qu'en allant à Séville ,

J entrerois dans les fers d'une divine fille ,

l'"t suis-je, dans les fers où ses heaux yeux m uni mis .

En l'état de tenir ce que j'avois promis?

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