ALEXANDRE, LE DUC
Duc, un trop long respect me tait votre pensée, Notre amitié s'en plaint, et s'en trouve offensée. Elle vous est suspecte, ou vous la violez. Et vous me dérobez ce que vous me celez; Qui donne toute mie ame en veut aussi d'entières; Et quand vos intérêts m'ont fourni des matières , Pour les bien embrasser ce cœur vraiment ami Ne s'est point contenté de s'ouvrir à tlemi, Et j'ai d'une chaleur généreuse et sincère, Fait pour vous tout l'effort que l'amitié peut faire. Cependant vous semblez. encor mal assuré, Mettre en doute un serment si saintement juré; Je lis sur votre front des passions secrètes. Des sentiments cachés, des atteintes muettes. Et d'un oeil qui vous plaint, et toutefois jaloux , Vois que vous réservez un secret tout à vous.
LE DUC
Quand j'ai cru mes ennuis capables de remède, ,1e vous en ai fait part, j'ai réclamé votre aitle, Et j'en ai vu l'effet si bouillant et si projnpt,