‹ Chefs-d'œuvres dramatiques de Scarron, et RotrouChapitre 35 sur 224 · ACTE m, se km: m · texte numérisé non relu

ACTE m, se km: m

Kst que je pourrai bien vos noces différer;

Car a-t-on vu jamais affaii'e plus mêlée?

Ma foi ! j'en ai quasi la cen elle fêlée.

Mon gendre est offensé, je le dois être aussi.

Si c'est par mon neveu, que dois-je faire ici?

Dois-je abandonner l'nn, pour me joindre avec l'autre?

Ventre de moi! par-tout il v va bien du nôtre !

L'un me tient par le sang, et l'autre par l'honneur,

Kt j'ai besoin ici d'un extrême bonheur.

ISABELLE

Quoi ! ce fut don Louis qui lui tua son frère?

D. FERNAND

< )ui , ce fut don Louis ; et , ce qui désespère , \

La sœur de don Juan m'implore contre lui. «

Lui puis-je honnêtement refuser mon appui?

Aujourd hui mou neveu m'est venu tout de même

Dire qu'il a besoin de ma prudence extrême ,

Contre un homme qu'il a doublement offensé;

Et cet homme est mon gendre. Kt moi, pauvre insensé!

Tantôt à mon neveu , tantôt à ce beau gendre ,

Je ne sais quel parti je dois laisser ou prendre.

Oui, ma foi ! j'en suis fou , si jamais je le fus.

.\dieu. Je vais tâter mon gendre là-dessus.

( // sort, )

^ JDDI.LI/r

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