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CHAPITRE XX

La descente du Saint-Esprit : l'établissement de l'Église .- les jugements de Dieu sur les Juifs et sur les Gentils.

Pour répandre dans tous les Heux et dans tous les siècles de si hautes vérités , et pour y mettre en vigueur, au milieu de la cori. IL Cor. V, \. — 2. MciUh. xxvni, 19, 20.

ruption, des pratiques si épurées, il fallait une vertu plus qu'humaine. C'est pourquoi Jésus -Christ promet d'envoyer le Saint-Esprit pour fortifier ses apôtres, et animer éternellement le corps de l'Église.

Cette force du Saint-Esprit, pour se déclarer davantage, devait paraître dans l'infirmité. Je vous enverrai, dit Jésus-Christ à ses apôtres i, ce que mon Père a promis, c'est-à-dire le Saint-Esprit : en attendant, tenez-vous en repos dans Jérusalem,', n'entreprenez lien jusqu'à ce que vous soyez revêtus de la force d'en haut.

Pour se conformer à cet ordre, ils demeurent enfermés <iuaranle jours : le Saint-Esprit descend au temps arrêté ; les langues de feu tombées sur les disciples de Jésus-Christ marquent l'efficace de leur parole ; la prédication commence ; les apôtres rendent témoignage à Jésus-Christ ; il sont prêts à tout souiïrir pour soutenir qu'ils l'ont vu ressuscité. Les miracles suivent leurs paroles ; en deux prédications de saint Pierre, huit mille Juifs se convertissent, et, pleurant leur erreur, ils sont lavés dans le sang qu'ils avaient versé.

Ainsi l'Église est fondée dans Jérusalem et parmi les Juifs, malgré rincrédulilé du gros de la nation. Les disciples de Jésus-Christ font voir au monde une charité, une force et une douceur qu'aucune société n'avait jamais eues. La persécution s'élève ; la foi s'augmente ; les enfants de Dieu apprennent de plus en plus à ne désirer que le ciel ; les Juifs, par leur malice obstinée, attirent la vengeance de Dieu, et avancent les maux extrêmes dont ils étaient menacés ; leur état et leurs affaires empirent. Pendant que Dieu continue à en séparer un grand nombre qu'il range parmi ses élus, saint Pierre est envoyé pour baptiser Corneille, centurion romain. Il apprend premièrement par une céleste vision, et après par expérience, que les Gentils sont appelés à la connaissance de Dieu. Jésus-Christ, qui les voulait convertir, parle d'en haut à saint Paul, qui en devait être le docteur ; et, par un mi~ racle inouï jusqu'alors, en un instant de persécuteur il le fait non seulement défenseur, mais encore zélé prédicateur de la foi : il lui découvre le secret profond de la vocation des Gentils par la réprobation des Juifs ingrats, qui se rendent de plus en plus indignes de l'Évangile. Saint Paul tend les mains aux Gentils : il traite avec une force merveilleuse ces importantes questions ^ : « Si le Christ devait souf- « frir, et s'il était le premier qui devait annoncer la vérité au peuple « et aux Gentils, après être ressuscité des morts ; » il prouve l'aflir* malive par Moïse et par les prophètes, et appelle les idolâtres à la coii*

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