ACTE IV, SCÈNE IV
Qui ne soit glorieux de vous donner la main '.
Il me faut à Sabine en porter la nouvelle ;
Ce coup sera sans doute assez rude pour elle ;
Et ses trois frères morts par la main d'un époux
Lui donneront des pleurs- bien plus justes qu'à vous ;
Mais j'espère aisément en dissiper l'orage,
Et qu'un peu de prudence aidant son grand courage
Fera bientôt régner sur un si noble cœur
Le généreux amour qu'elle doit au vainqueur.
Cependant étouffez cette lâche tristesse ;
Recevez-le, s'il vient, avec moins de foiblesse ,
Faites-vous voir sa sœur, et qu'en un même flanc ^
Le Ciel vous a tous deux formés du même sang.