‹ Chefs-d'uvre de P. CorneilleChapitre 12 sur 229 · SCÈNE VIII ' D. DIÊGUE, D. RODRIGUE · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII ' D. DIÊGUE, D. RODRIGUE

D. DIÈGUE

Rodrigue, as -tu du cœur?

D. RODRIGUE

Tout autre que mon père L'éprouveroit sur l'heure.

1 Dans la pièce espagnole, don Diègue s'adressant au roi, lui dit : » Appelez-le. appelez le comte ; qu'il vienne remplir l'emploi de gouverneur de votre fils ; c'est lui t|ui pourra l'honorer. Lorsque je reste sans honneur, il enlève, fier et hautain, la gloire qu'il m'a dérobée, ajoutée à celle qu'il a. »

2 Guillem de Castro fait dire à D. Diègue ; " Loin de moi, bâton brisé, qui n'as pu soutenir mon offense! Non, pardonne, tu étais fait pour supporter le poids de l'âge et non celui d'un affront, ,1e t'ai plutôt de l'obligation, i^uisqu'en te brisant, tu m'as donné deux bâtons pour me venger d'un soufflet. » — Voila comme le mauvais goût parvient à gâter une belle situation.

3 La première idée de cette belle scène se trouve dans le romancero espagnol, où Castro l'a prise avec beaucoup d'autres. Voici ce morceau , traduit de main de maître : « Diego Lainez songeait avec souci à la tache de sa maison, fidèle, riche et antique, plus que celle d'Inigo et d'.Abarca: et voyant i|ue les forces

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