‹ Chefs-d'œuvre de ShakespeareChapitre 130 sur 153 · PEINES D'AMOUR PERDUES · texte numérisé non relu

PEINES D'AMOUR PERDUES

COMÉDIE

Ferdinand, roi de Navarre , dégoûté des plaisirs , se décide, avec quelque-s-uns de ses courtisans, à une retraite de trois ans» pour se livrer entièrement à l'étude; un plan de vie austère est dressé , et tous jurent de s'y soumettre* A peine ont-ils signé cet engagement, qu'une fille du roi de France • arrive en ambassade de la part de son père, avec plusieurs demoiselles françaises , pour réclamer le duché d'Aquitaine. Le rang de la princesse exige qu'on se relâche, en sa faveur, de l'engagement qui interdit aux nouveaux ermites la vue des femmes. On dresse des tentes hors de la ville, pour loger Fambassadrice et sa suite; c'est là que Ferdinand leur donne audience, bien résolu de les congédier le plus tôt qu'il pourra* La princesse et ses dames sont vives et aimables ; elles savent d'avance les projets du roi de Navarre et de ses courtisans , et elles se promettent de travailler à les renverser. Dès la troisième entrevue, l'amour triomphe et les serments sont oubliés. On parle de mariage; mais les dames, pour punir les Navarrois de leur résolution, les condamnent à un an d'épreuve et de retraite.

On croit que cette pièce n'est pas de Shakspeare ; on soupçonne seulement, par quelques morceaux, qu'il y a coopéré. Peut-être aussi n'est-elle qu'un de ses premiers essais. Nous allons donner une idée de cette production.

Costard, chargé de remettre une lettre d'amour , rencontre Byron qui lui demande s'il veut remplir un message. Costard, sans s'informer de quoi il s'agit, promet de le faire , et veut y aller.

Byron. — a £h maisi tu ne sais pas encore ce que c'est.

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