EMILE DESCHAMPS
Il y a pflu 4e pièces de Sbaakpemre qm eontieiHeot un aussi graad oomlMre de passages cités dana des recoeilsy ni anuntde phrases deventea prorerblalea. Pour offrir tous ces pissages remarquables de la pièce, il faudrait la copier presque teitaeileaaeat* Noua rappeUeroua seulement an aoureuir du lecteur quelques-uns des plus délicieux. Tels sont : la rencontre d'Or* laudo et d'Adam ; l'appel touchant que fait Oriaodo à Thomanité du duc et de sa suite pour les engager à lui (ionner de quoi nourrir le rieillard» ainsi que leur repense; la descripiion que fait le duc de la rie champêtre ; le récit de Jacques moralisant snr le daîm blessé ; sa rencontre avec Touchstone d«os la forêt; l'apologie de sa nélanoeUe et de sa yene satirique; le morceau bien connu sur les conditions de ta Tîe humalDc; le Yieui ehant de Am/le, foi, vent d^hiver; la description qoe donne Rosalinde des signes auxquels on reconnaît un véritable amant; la peinture du serpent entrelacé autour du con d'Olivier, tandis que la lionne épie sa proie endormie; la lecture de Touchstone au berger; et enfin sa défense des fnarù débùMiaires.
Les bornes de cet ouvrage ne nous permettent de citer que le fragment sur les divers âges de la vie humaine :
a Le monde entier est un théâtre; les hommes et les femmes D sont de vrais comédiens ; on les voit entrer sur la scène, et » en sortir ; le même acteur joue tour à tour différents rôles; » et sept âges sont les actes du drame de la vie. P'abord l'en- D faut pleure et vomit dans les luras de sa nourrice. Puis l'éco- » lier laïaabia» avec son portefeuille et sa face yermcille^se » traîne pénibleatent au coUége» comme un UakaçoD. Bientôt » l'amant 9 avec des soupirs brillattts comme une fournaise; » chante une pkimive ballade ponr tes beaux yenx de sa mai- D tressnw Bnsiiite le soldat, prodigue de jtupeaieBts étranges > » et barbu coname on léi^rd, jalovx ée son honneur; vif et » fougueux dWE» kMr qnerellea, ra okerelier une vaine gloii'^ » jusqu'à le gaeol» du eanon. Aprô» l«t , le juge ^ avec ud<^ » ample bediéne, des regards sévères et une barbe vénérable, » pldn de doctes maximes et de profonds arguments , jo^^ » aussi son rOïe. Le sixième âge change de costume , prend » les pantoufles et le pantalon , les lunettes sur îe nez et àcs » poclM^à sa ceinture; U trouve ses bas d'autrefois trop la^S^^