Scène I. LX TEMPÊTE
TOUS chagrinez pas de oae» infirmités. Veuillez rentrer ctens ma caverne et vous reposer, je vais faiire m tour ou é&»i pour calmer mon âme agitée.
Ferd. et Mir. — Nous souhmtDDS que la paix vous soii ren-
<lue* . (Ik i'élirigniiu.)
Pros, — Jet , mon ArUl , prompt comme la pensée !
ÀTwl.^Qwl est ton konvov^oir % fauiwut^ VâimBmpmsée ; A toi je suis lié.
Pro9, — C'est conire ee maudiê,
Cest contre Caliban qu'il faut lutter, esprit I
Ariel.-^Je t' obéir ai\.m9^m; e^fe.wmiaU \noi^méme T'en parler tout à Vheureien ee mommt êwpfémê Où j'évoquais Cérès Mais j'ai craint ta fureur.
Frot. — IKf <-flM»i „ ô0ê vils laquais , où eomUU âone ?
Ariel.-^ SHgneur ,
Enflammés par le vin et remplis de bravauto , . ...
Ils marchaient , châtiant Vair froid qui to enêomn^ Et frappant de leurs pieds la terre.*, ivres morts , Mais toujours occupés de leurs projets ; alors J'ai battu mon tambour. A ce bruit qui réveille , Ils tendant la paupière et redressent Voreille , Ainsi que des poulains sauvages , indomptés , Et y comme pour flairer le- bruit de tous côtés , Ils relèvent le nez. Far un chant qui captive (38) J*ai tellement charmé kur oreille attentive. Qu'ils ont suivi mes sons dans hs airs dispersés , A travers les buissons épineux , hérissés , Les bruyères, lês houx et le» ronce» mordantes , Qui faisaient à leur peau de» piqûre ardentes. Bref , je les ai laissés dans cet étang fangeux Auprès de ta caverne , ei plongés jusqu'aux yeux , Barbotant dans la mare à l'eau verte et puanie , Pour retirer leurs pieds de la vase gluante.
Pros. — €*est très-bien, mon oiseau , mon sylphe messager ; Conserve encor ta forme invisible , et , léger, Va , vole à ma caverne , et soudain me rapporte Mes oripeaux dorés, habits de toute sorte; A ce piège attrayant je les attirerai.
Ariel.^J'y cours; dans un clin d'œil vers toi je reviendrai.
(Il sort.) 30*
^^^ THE TEMPEST. act. IV.
Pro. A devil, a born deyil, on whose nature Nurture can never stick; on whom my pains, Humanely taken, ail, ail lost, qui te lost ; And as, vith âge, his body uglier grows, So bis mind cankers : I will plague thcm ail,
RÊ-enUr Ariel, ioadenwiih giistering apparei, etc. Even to roaring :— Corne, hang them on this line.
Prospebo and Ahiei, remain invitm». Enter CaLiban Stbmano «md TKiifcnLO ; «// wrt,
Cal. Pray you, tread aofUy, that tbe bUnd mole may not Hear a foot fall : we now are near his cell.
Sle. Monster yoar fairy, which, yousay] isa harmless fairv bas donc little better thaii played the Jack with us.
Trin Monster, I do smell ail horrible; at which" my nose is m great indignation. '
Ste. So is mine. Do yon héar, monster î Jf I should take a displeasure against you ; loolt you,—
Trin. Thou wert but a lost monster.
Co/. Good, mylord, give me thy faveur still: Be patient, for ihe prize l'il bring thee to
Trin, Ay, but to lose our bottles in the pooJ,—
ste!; bu?a?infl:i:: .:ïï •"''™^^ "^^ ^^-"-"•- '« *'•«' --
la^uV "'" ^'''*' "^ ""^ *"*"'"' ''•*'"^'' ' ^^ »'«'• «'»" for ">y
Ca/. Pr'ythee, my Iting, be quiet : Seestthou hère This is the mouth of the cell : no noise, and enter : ' '
Do that good mischief, which may make thts island Thme own for ever, and I, thy Caliban, • For aye, thy foot-licker.
ScÈNB I. LA TËMPÊTB. 477
Prof . — Un démon, un démon incarné» dont la mauvaise nature ne peut jamais être. assouplie, pour qui toutes les peines que je me suis données par humanité ont été perdues, entièrement perdues I Et à mesure que Tâge rend son corps plus difforme, son esprit se gangrène encore. Je yeux qu'ils soient flagellés jusqu*à en rugir.
Abiel revient chargé de brUlanU habite et autree objets.
— Hâte-toi, range-les sur cette corde.
Prospero et Ariel demeurent invisibles. Galiban , Stephano et Tringulo entrent tout mouillés.
Cal. — Je t'en prie, marche si doucement que la taupe aveugle ne puisse entendre le bruit de tes pas : nous voilà tout près de sa caverne. .
S(^ft.— Monstre, votre lutin, qae vous disiez être un lutm sans malice, ne nous a guère- mieux traités que le feu follet des champs (39).
Trin. — Monstre, je sens partout une odeur déplaisante ; ce dont mon nez s*indigne fort.
Steph. — Le mien aussi. Écoutez-moi, monstre. S'il m'arrivait de prendre deFhumeur contre vous, voyez-vous
Trin» — Tu serais un monstre perdu.
Co/.-*- Mon bon prinee, accorde-moi toujours ta faveur'; aie patience , car le trésor auquel je te conduis est d*tm prix assez grand pour faire oublier. cette mésaventure : ainsi, pEarLsftôïit bas; tout est en repos ici comme s'il était encore^ minuit. . j
Trin. — Oui , mais avoir perdu nos bouteilles dans la.mare |
Steph. — Non -seulement il y a en cela de la honte et du déshonneur, mais encoï'e une perte infinie.
Trin, — Ce qui m'est encore plus sensible que d'avoir été mouillé. C'est là cependant votre innocent lutin, monstre. ' ^
Steph. -—Je veux aller repêcher ma bouteille > dussé-je, pour ma peine, en avoir par-dessus les oreilles l
Cal. — Je t'en prie, mon roi, prends patience. Vois-tu b^en ? voici l'ouverture de hi caverne : point de bruit, et entre ; commets ce bon méfait qui te rend mattre de cette tle pour toujours, et met à tes pieds ton Caliban, ton esclave soumis.
«78 THB TBMPE^. An !V.
Siê» Grive me thy hand: I do begîn to hare bloody thoaghts*
Trin. 0 king Stephaaol 0 peer ! 0 worthj Stephaaol look, what a wardrobe hère îs for thee t
Cal» Let it alooe, thou fool ; U is bot tnilu
2Wn. O ho, monster ; we know what belongs to a frippery : — O king Stéphane !
Ste. Pat off that gown, Trinculo ; by this hand^ l'U baye tbat gown.
Jrin. Thy grâce shall bave it.
C(U. îlie dropsy drown thîs fool I what do you mean, To doat thus on such luggage ? Let's along. And do the murder first : if he awake, From toeto crown he'll fill our ^kins with pinches; Make us strange stuff.
Ste., Be you qaâti, oioiister.--Mistre89 Une, Is not tins my jerkin ? New is the jerkia uader the Une : now, jerkiOy yoQ are like to lose your hair, and prove a bald jerkin.
Trin. Do, do; We steal by line and level, and't likè your grâce.
Su. I thank thee for that jest : hère*» a garflient lor't: wii shall not go unrewarded, while I am kia^ of thi3 co«atry : S4ml by line and level^ is an excellât pa3s oi ftate; (àereTs anolArtr garment for't.
Trin* àfonsicir, corne, {mt^ontolîmè uponyioor fingcrsy ^nd away wkh dbe re9t.
CaL I wHl bave none on't : we shall Ipse our timej And atl be turn'd to barnacles^ or to aypes With foreheads villianous low.
Sie. Momier, lay-tp yo<ir fiagers; hdp to foear thîs away, wbere i;Hy ho^headof wiiieîs,«rrUturnyoaoatdf «yUng' dem: go to, carry this.
Trin. And this.
Sii. Ay,aadlbis.
SciOKS I. LA TEMPÊTE. 479
8t9fk, — ]>«iae<«m ta vamm }e comnenoe à«?éir «MlatiDdoiis sanguinaira.
IWn. -*0 roi Stephano , ô mon prince , ô .digne dU|teno , regarde I quelle garde-robe il y a ici pour toi !
Cal. — Laisse tout cela, insensé; ce n^est que du Clinqu1int«
Tf4m*'^0}k\ obliBOjastMb nous nous connaissons en frîi^ie* — 0 roi Stephano 1
Steph. •— Lâche cette robe, Trîncule ; je j«t ptt eette main que je veux l'avoir (4o) I
Trin. — Ta Grandeur l'aura.
Co/.— Le iotl que Thydropi^e Tétrasi^l A •quoi ^hmk* vous, de vous amoser k un tel bagage ? Avançoot, et faisons le meurtre d!itonLl S'il ae réveille, notre peau m sera qu'an pincement de la tête aux pieds ; il noiiiJ«coatiera di'jne étattge manière.
S^ft. —Silence, monstre.— Madame la corde, ce pourpoint n'est'il pas pour moi ? Voilà le pourpoint descendu» Mainte* nant , beau pourpoint , tu cours risque de perdre bientôt ton duvet, et de devenir chauve (4i).
Jfln.— Prends y prends* N'en d^ilaise à Votre Grandeur» nous volons à la ligne et au cordeau.
Steph. — Je te remercie de ce bon mot ; voici un habit pour la peine. Tant que je serai roi de ce pays^ l'esprit ne restera pas sans récompense. Voler à la ligne et aM cordeau , c'est un excellent coup d'estoc. Tiens, encore un habit pour t'en marquer mon contentement.
Tfin.-- Monstre y allons, mettez un peu de glu à vos doigts, et puis emportez tout le reste [^i).
Cal, — Je n'en veux point, moi. Nous perdons notre temps, et nous serons changés en oies ou en singes qui auront de vilaines faces renfrognées.
S^epà,— Momtrer aUnnges 'vos éotgl»; aidet-lMDi à transporter tout cela à l'endroit où j'ai déposé mon tonneau de vin; sansquoije vmis dhasdie^e mon royauime svil^» eaij^flez ceci.
Tr^n. — Et ceci*
5f^/i.— (taif etceci.
MO THE TEMPEST. Act Y.
A note ^ Kwkkfi heard. Enter divers SfirUty tn ehape of hounds^ and hunt them abaut : Prospbrq and Aribl, eetting êheman.
Pro. Hey, Mimnkdn, hey !
Àri. SHver, ihere \i goeSy SUtier I
Pro^ Fu/ry, fury t there Tyrani, iherel hark, harki
(Càliban, Stephàno, and Tbincitlo are driven oui.)
Go> charge my goblios, that they griod their joints With dry convulsions, shorten up their sinews With aged cramps ; and more pinch-spotted make them Than pard^ or cat o' moantain.
Ari. Harky they roar.
JPro. Let them he hunted soundly : At this hour Lie atmy mercy ail mine enemies :
^hortly shall ail my labours end, and thou 'Shalt hâve the air at freedom : for a little, iFollow, and do me service.