PRINCE DE CONDÉ
Louis de Bourbon, fils de Henri de Bourbou, prince de Condé, fut connu d'abord sous le titre de duc d*Enghien. Il naquit le 8 septembre 1621 . Élevé sous les yeux de son père avec le plus grand soin, confié à des jésuites sages et habiles, il montra de bonne heure des dispositions pour Tétude , et s'y livra avec autant d'application que de succès. 11 conserva toute sa vie ce goût honorable , et , dans les intervalles de ses travaux militaires , fit voir constamment que les plaisirs et les exercices de l'esprit n'étaient pas indignes d'un prince et d'un grand capitaine : mais le goût le plus décidé qu'il montra dès ses plus jeunes ans fut celui des armes. Il n'avait encore que dixneuf ans qu'il voulut servir en qualité de volontaire , et se distingua comme tel au siège d'Arras , en 1640. A cette époque aussi, le cardinal de Richelieu , ambitionnant pour sa famille les plus nobles alliances, parvint, malgré la répugnance du duc d'Enghien luimême , à faire conclure le mariage de celui-ci avec sa nièce , fille du maréchal de Brézé.
Richelieu mourut en 1642 , et jusque-là le duc d'Enghien n'avait (encore donné des marques de valeur qu'en servant comme volontaire. Mais le cardinal Mazarin , qui succéda à Richelieu , le fit nommer en 1643 pour commander en chef l'armée de Flandre. Le duc d'Enghien s'était déjà rendu à sa destination , lorsqu'il apprit la mort de Louis XIII ; et loin d'obéir, dans cette circonstance, à des vues d'ambition et d'intérêt personnel, il ne songea qu'à l'intérêt public et à la gloire de sauver la France enia délivrant de ses ennemis. La célèbre et à jamais mémorable bataille de Rocroi fut l'effet de cette disposition , et couvrit de gloire le duc d'Enghien , qui montra dans cette brillante occasion autant de vrai courage que de tranquillité d'esprit. La veille de la bataille , après avoir arrêté son plan et ordonné tous les préparatifs , il s'était endormi profondément ; et à la fin de cette fameuse journée il se mit à genoux sur le champ de bataille, ordonnant à tous les soldats d'en faire autant,
et rendit grâces à Dieu de la bénédiction quUl venait de donner à ses armes.
Le duc d*£nghien se distingua de nouveau dans les brillantes campagnes de 1G44, 1645 et 1646, où il se montra aussi habile dans Tart d*assiéger les villes que dans celui de gagner des batailles. Devenu en 1646 héritier des titres et de la fortune de son père, il prit le nom de prince de Gondé , et partit en 1 647 pour de nouvelles expéditions , et en 1648 gagna sur les Espagnols la célèbre bataille de Lens.
Ce fut à cette malheureuse époque qu^éclatèrent à Paris ces troubles civils qui , jusqu'en 1653 , ne cessèrent d'agiter la France. Le prince deCoodé fut rappelé promptementà la cour à cette occasion ; et quoique déjà lui-même il eût à se plaindre d'elle , et n'eût pas déguisé ses mécontentements, quoiqu'il fût vivement sollicité d'embrasser le parti des frondeurs , qui se grossissait chaque jour, il se montra d'abord déterminé à défiendre le roi et la reine régente contre toute attaque. Assurés de son appui , le roi, la reine régente et toute la cour sortirent de Paris pour se retirer à Saint-Germaln-en-Laye ; et le prince de Coodé , à la tête de huit mille hommes , fit le blocus de Paris , et força bientôt les frondeurs à demander la paix : elle fut signée en mars 1649,
Mais la scène changea bientôt. Le prince de Condé se laissa séduire par les conseils du prince de Conti son frère et de la duchesse de Longueville sa sœur, qui , tous deux, se montraient les plus entreprenants et les plus indisposés contre le cardinal. La cour, instruite de leurs secrètes menées , songea d'abord à en prévenir l'effet par un coup d'éclat , et, le 18 janvier 1650 , fit arrêter et conduire au château de Vincennes le prince de Condé , le prince de Conti , et le duc de Longueville leur beau-frère. Ik furent transférés depuis au llavre de Grâce. Ce ne fut qu'au bout de treize mois que , sollicitée par le parlement , la cour se décida à les remettre en liberté; mais le prince de Condé , qui , comme le rapporte Bossuet , déclara dans la suite au roi qu'il était entré innocent dans la prison , et qu'il en était sorti coupable, garda dans son cœur un ressentiment profond de cette injure , et ne fut pas longtemps sans le faire édater. En septembre 1651 il se mit ouvertement à la tête des mécontents , fit un traité avec les ennemis extérieurs, et prit les armes contre son roi. 11 arriva jusqu'aux portes de Paris^ et, après deux ou trois mois passés en attaques partielles et infructueuses , la journée sanglante du faubourg Saint-Antoine , où le prince de Condé et le maréchal de Turenne , tant de fois unis et combattant pour la même cause ,
étaient alors opposés l'un à l'autre , et rivalisaient de valeur et d'habileté, mit fin à ces troubles funestes. Le parti des frondeurs 's'affaiblit insensiblement. Le cardinal Mazarin , qui s'était déjà une fois retiré, consentit de noAiveau à quitter la cour ; et le roi , rentré dans Paris le 21 octobre 1662 , publia une amnistie générale.
Le prince de Condé, trop fidèle à l'espèce de prédiction qu'il avait faite lorsqu'il embrassa le parti des mécontents, « qu'il tirait l'épée « malgré lui, et qu'il serait peut-être le dernier à la remettre dans le « fourreau , » refusa de prendre part à l'amnistie , et se retira en Espagne , où il se vit bientôt à la tête de toutes les forces de cette monarchie. Mais il n'en désirait pas moins ardemment la paix ; et , malgré la protection puissante de la couronne d'Espagne, il ne voulait pas que les conditions qu'elle faisait avec la France pour le faire rétablir dans tousses droits relardassent un instant la conclusion de la paix tant désirée. Par une déclaration formelle et signée de lui, il remit tous ses intérêts et tous les dons que le roi d'Espagne voulait 4ui &ire au bon plaisir et à la discrétion du roi de France ; et Louis XIV, sensible à ce procédé, consentit à le recevoir, et à oublier tout à fait le passé.
Rendu ainsi à sa patrie , nous le verrons dorénavant plus appliqué que jamais à se signaler par de nouveaux services. Il combattit en Flandre, en Hollande, en Allemagne, et cueillit partout de nouveaux lauriers. Il gagna, le 11 août 1674, la célèbre bataille de Senef. En 1675 il fit lever le siège que le général MontecucuUi avait mis devant Haguenau, après la mort de Turenne. Depuis cette campagne il ne parut plus à la tête des armées , soit à cause des . incommodités auxquelles il commençait à devenir sujet , soit pour d'autres motifs. Il resta cependant à la cour , mais sans avoir presque aucune part aux affaires. Enfin la paix de INimègue, conclue en 1679 , lui fournit une occasion de demander au roi la permission de se retirer. Il vint se fixer à Chantilly. Ce fut dans cette magnifique retraite qu'il passa ses dernières années , livré sans distraction à des goûts paisibles, et partageant soa temps entre la lecture, la société des gens instruits el des savants en tout genre dont il s'entourait, et surtout la pratique scrupuleuse et sévère de tous les exercices de la religion , pour la gloire et le maintien de laquelle il se montrait zélé. Vers le milieu de Tannée 1686, qui fut la dernière de sa vie , il s'affaiblit d'une manière plus sensible ; mais ayant appris alors que la duchesse de Bourbon, fille de Louis XIV et femme de son petit-fils , était attaquée de la petite vérole à Fontainebleau, il partit sur-le-champ pour se rendre auprès d'elle, et donna au roi
uue>nouvelle marque d'attachement et de zèle lorsque, s'opposant respectueusement à son passage , il l'empêcha d'entrer dans la chambre de la princesse.
Il tomba malade lui-même à Fontainebleau. Ses maux augmentant chaque jour, il prévit dès lors sa fin prochaine , et s*y prépara avec courage et tranquillité. Il donna en cette occasion des marques d'une foi et d'une piété ferventes , mit ordre à toutes les affaires de sa maison , et, avant que de mourir, eut encore le bonheur de contribuer à faire rentrer dans les bonnes grâces du roi le prince de Conti son neveu , qui était exilé à Chantilly. Depuis son retour en France il n'avait cessé de faire preuve de fidélité et d'attachement au roi ; et, par une lettre qu'il lui écrivit dans ses derniers moments, il l'assura encore des mêmes sentiments. 11 mourut dans les bras de son fils et de son neveu, le duc d'£nghien et le prince de Conti , le 11 décembre 1686 , âgé de soixante-cinq 'ans.
Nous allons entendre pour la àernière fois la voix de Bossuet gémir sur les tombeaux ; et c^est par un cbef-d^œuyre quMl va descendre de la chaire funèbre. Après le grand Condè, nul ne pouvait aspirer à un tel orateur.
Ce ne sont ni le respect, ni la reconnaissance, ni les égards dus au rang et au malheur, qui conduisent Bossuet au tombeau du grand Condé ; il cède à un sentiment plus puissant et plus exalté. Le grand Condé avait tou- | jours été le héros de son cœur et de son imagination. Ce prince, encore bien jeune, avait deviné Bossuet, plus jeune encore. Ces deux hommes avaient tant de conformité par Télévation du génie, la fierté de caractère , et^'espèce de domination qu'ils exerçaient sur l'opinion publique, que la distance des rangs et des conditions disparaissait, pour ne laisser apercevoir que les deux hommes les plus extraordinaires du beau siècle où ils s^étaient rencontrés. La reconnaissance avait d'abord attaché Bossuet a,u grand Condé, qui s'était toujours déclaré son protecteur ; mais l'amitié les unit ensuite par des liens plus touchants, et Ton vit s'établir entre eux une intimité dont on observe |>eu d'exemples entre les princes et de simples particuliers. Toute la vie de Bossuet fut un long et tendre dévouement aux intérêts de ce prince et de sa maison ; et cet intérêt survéc;ut h celui qui en avait été le premier et le principal objet. On vit plus d'une fois Bossuet, longtemps après avoir cessé d'exercer les fonctions de précepteur du Dauphin, les reprendre auprès du petit-fils du grand Condé, présider à son éducation, diriger ses études pendant ses séjours à Versailles, et, un an seulement avant sa mort, assister encore aux leçons de ses maîtres.
Le .grand Condé, que ses infirmités avaient éloigné du commandement des armées depuis la campagne de 1675 , s'était entièrement fixé à Chantilly depuis 1680, peu de temps après la mort de la duchesse de Longueville, sa sœur. 11 ne se montrait plus à Versailles que deux ou trois fois dans l'année, quoiqu'il eût toujours conservé sa place au conseil.
C'était dans cette noble retraite, embellie plus encore par son nom et par les glorieux souvenirs de tant de victoires que par les efforts et les merveilles de l'art, qu'il se plaisait à cultiver son esprit dans le commerce et l'entretien des hommes de génie qu'il y avait attirés, ou qui venaient l'y chercher. C'était dans le calme de ce doux loi&ir, dont on ne connaît jamais autant le charme que lorsqu'il succède aux agitations d'une vie que l'ambition, les passions et la gloire ont tourmentée, qu'U se livrait à la méditation de ces grandes vérités religieuses dont le tumulte des camps et le mouvement du monde lui avaient fait perdre la trace, sans les avoir entièrement effacées de son esprit.
Louis XIV parut sentir avec regret la perte de ce prince. Le grand Condé avait quitté subitement Chantilly le 6 novembre 1686. Malgré sa faiblesse et ses infirmités, il était accouru avec empressement à Fontainebleau, pour •donner lui-même des soins 'à madame la duchesse de Bçurbon , sa petite- 4ille, malade de 4a petite vérole. Ce fut là qu'U mourut le H décembre 1686,
après avoir vu les approches de la mort avec le calme d^un sage et la piété d'un chrétien.
Louis XIV voulut honorer la mort d^un prince qui avait eu tant d'éclat pendant sa vie, par toute la magnificence dont une pompe funèbre est susceptible. 11 ordonna un service public à Notre-Dame. Tous les évéques et toutes les compagnies souveraines eurent ordre d^y assister, et Bossuet Tut choisi pour prononcer V Oraison funèbre. Ce triste honneur lui appartenait à des titres encore plus chers et plus sacrés que ceux de la supériorité du génie et du talent.
V Oraison funèbre du grand Condé excite encore, après plus d'un siècle, Padmiration de tous ceux qui la lisent. C^est la première leçon d^éloquence française par laquelle on essaie le goût et les dispositions des générations naissantes. Elle vient se graver d'elle-même dans la mémoire des jeunes gens aussitôt que leur oreille se montre sensible à l'harmonie ; elle fait battre de jeunes cœurs étonnés d'une émotion qu'ils n'avaient point encore ressentie ; elle fait couler les premières larmes que la puissance du génie arrache à des Ames encore neuves. A quelque âge que ce soit , quelque gloire qu'on ait acquise dans la carrière des armes , des lettres , de la magistrature, du barreau, de l'éloquence de la thaire, on se rappelle avec complaisance l'enthousiasme qu'on éprouva dans ses Jeunes ans en lisant pour la première fois Y Oraison funèbre du grand Condé; et on aime à attribuer au sentiment naissant de tant de beautés l'attrait et le goôt qui ont dirigé taos études dans la maturité de l'âge.
Ce que la religion a de plus auguste et de plus sacré, l'histoire de plus imposant, l'éloquence de plus noble et de phis majestueux, la poésie de plus sensible, se trouve réuni dans cette admirable composition ; et il faut dire qu'elle est encore plus l'ouvrage du cœur de Bossuet que celui de sou génie.
(Le cardinal ns Bausset, Histoire de Bossuet, liv. vni.)
DE
PRINCE DE GONDÉ.
JJaminus iccum, virorum foriissime»,, Fade in hac fortiludine tua... Ego ero
tecum.
Le Seigneur est avec vous, ô le pins ouurageux de tous les hommes! Allez avec
ce courage dont yoas êtes rempli. Je serai avec voos. {Aux Juges, vi, 12, H, 16.)
Monseigneur S
Au moment que j'ouvre la bouche pour célébrer la gloire immortelle de Louis de Bourbon^ prince de Gondé , je me sens également confondu , et par la grandeur du sujet, et, s'il m'est permis de l'avouer, par l'inutilité du travail. Quelle partie du monde habitable n'a pas oui les victoires du prince de Condé, et les merveilles de sa vie? On les raconte partout : le Français qui les vante n'apprend rien à l'étranger ; et quoi que je puisse aujourd'hui vous en rapporter , toujours prévenu par vos pensées , j'aurai encore à répondre au secret reproche que vous me fei'ez d'être demeuré beaucoup au-dessous' . Nous ne pouvons rien, faibles orateurs, pour la gloire des Âmes extraordinaires : le Sage araison
de dire que « leurs seules actions les peuvent louer' : »
" A M. le Prince , ûls du défunt prince de Condé.
' Cet admirable exorde rappelle celui de Périclès dans sa harangue funèbre sur les Athéniens morts à Platée (Tiiucydid., 1. ii, § 35. Voir aussi Démostbène,adv. Leptin., p. 4âO, 2. (A.-F. Didot.)
^ Laudenteam in portis opéra ejus. (Prov., xxxi, 31.)
toute autre louange languit auprès des grands noms; et la seule simplicité d'un récit fidèle pourrait soutenir la gloire du prince de Condé. Mais en attendant que l'histoire, qui doit ce récit aux siècles futurs, le fasse paraître, il faut satisfaire, conmie nous pourrons, à la reconnaissance publique, et aux ordres du plus grand de tous les rois. Que ne doit point le royaume à un prince quia honoré la maison de France, tout le nom français, son siècle, et , pour ainsi dire, l'humanité tout entière ! Louis le Grand est entré lui-même dans ces sentiments. Après avoir pleuré ce grand homme, et lui avoir donné par ses larmes, au milieu de toute sa cour, le plus glorieux éloge qu'il pût recevoir, il assemble dans un temple si célèbre ce que son royaume a de plus auguste, pour y rendre des devoirs publics à la mémoire de ce prince ; et il veut que ma faible voix anime toutes ces tristes représentations et tout cet appareil funèbre. Faisons donc cet effort sur notre douleur. Ici un plus grand objet, et plus digne de cette chaire, se présente à ma pensée. C'est Dieu qui fait les guerriers et les conquérants. <( C'est vous, lui disait David*, qui avez instruit mes mains à combattre, et mes doigts à tenir l'épée. » S'il inspire le courage , il ne donne pas moins les autres grandes qualités naturelles et surnaturelles et du cœur et de l'esprit. Tout part de sa puissante main ; c'est lui qui envoie du ciel les généreux sentiments , les sages conseils, et toutes les bonnes pensées; mais il veut que nous sachions distinguer entre les dons qu'il abandonne à ses ennemis, et ceux qu'il réserve à ses serviteurs. Ce qui distingue ses amis d'avec tous les autres, c'est la piété; jusqu'à ce qu'on ait reçu ce don du ciel, tous les
< Benedictus Daminus Deus tneus , gui docet manus meas ad prœlium « et digitos meos ad bellum. (Ps. cxLiii, 1.)
autres non-seulement ne sont rien^ mais encore tournent en ruine à ceux qui en sont ornés. Sans ce don inestimable de la piété ^ que serait-ce que le prince de Condé avec tout ce grand cœur et ce grand génie ? Non , mes frères, si la piété n'avait comme consacré ses autres vertus, ni ces princes ne trouveraient aucun adoucissement à leur douleur, ni ce religieux pontife aucune confiance dans ses prières, ni moi-même aucun soutien aux louanges que je dois à un si grand homme. Poussons donc à bout la gloire humaine par cet exemple y détruisons Tidole des ambitieux ; qu'elle tombe anéantie devant ses autels. Mettons ensemble * aujourd'hui , car nous le pouvons dans un si noble sujet , toutes les plus belles qualités d'une excellente nature ; et , à la gloire de la vérité, montrons , dans un prince admiré de tout l'univers, que ce qui fait les héros, ce qui porte la gloire du monde jusqu'au comble, valeur, magna-» nimité, bonté naturelle, voilà pour le cœur; vivaxsité , pénétration, grandeur et sublimité de génie, voilà pour Tesprit, ne serait qu'une illusion, si la piété ne s'y était jointe; et enfin que la piété est le tout de rhomme. C'est, messieurs, ce que vous verrez dans la vie éternellement mémorable de très-haut et très-puissant prince Louis de Bourbon , prince de Condé , premier PRINCE DU SANG.
Dieu nous a révélé que lui seul il fait les conquérants,, et que seul il les fait servir à ses desseins. Quel autre. a fait un Cyrus, si ce n'est Dieu qui l'avait nommé deux cents ans avant sa naissance, dans les oracles d'isaïe? « Tu n'es pas encore, lui disait-il, mais je te vois, et « je t'ai nommé par ton nom : tu t'appelleras Cyrus. Je
' Var. Première édition : Mettons-en un.