MINUIT
A moitié de la nuit, à l'heure où les étoiles pleurent, je vole Vers la vallée solitaire que nous aimions quand la vie rayonnait dans tes yeux. Alors je me plais à penser que si les esprits peuvent quitter les airs pour visiter les lieux témoins de leur bonheur passé, tu viendras m'y revoir et me dire que, même au ciel, notre amour n'est point oublié!
Je chante ces sauvages accords qui te ravissaient autrefois, lorsque nos voix se confondant résonnaient à l'oreille comme une seule voix; et à mesure que l'écho redit au loin dans la vallée ma triste chanson, je pense, ô mon amour! que c'est ta
voix qui, du royaume des âmes (U), répond faiblement aux accens qui le furent jadis si chers !