APRES LA BATAILLE
La nuit s'abaissa sur le chemin des vainqueurs; l'éclair fit entrevoir la colline éloignée où ceux qui perdirent ce jour terrible s'assemblèrent épuisés et en petit nombre, mais encore intrépides! L'espoir du guerrier, l'ardeur du patriote, à jamais obscurci, à jamais traversé ! Ah ! qui dira ce qu'éprouvent les braves, quand tout est perdu, hors la vie et l'honneur!
La triste et dernière heure du rêve de la liberté , de la lutte du courage , s'écoula lentement , tandis que silencieux ils veil-
(26) «Le Corna irlandais n'était pas entièrement consacré à la guerre; dans les siècles d'héroïsme, nos ancêtres s'en servaient pour boire le Meadh ; les chasseurs danois s'en servent encore aujourd'hui pour le m me usage.» [Walker.)
laient, attendant que le premier rayon du matin brillât et leur prêtât sa lumière pour mourir!
Il est un monde où les ûmcs sont libres, où les tyrans ne corrompent pas les dons de la nature : si la mort n'est que l'entrée de ce monde brillant, oh! qui voudrait vivre esclave en celui-ci?