XTVJ APERÇU SUR LES ANTIQUITÉS
etymologies nous portent à croire que cette langue dérive de celle des Phéniciens. Tout le monde s'accorde à reconnaître
Sidon ou Saida, saida, siège ou site, quoique inférieure Tyr en gloire et en grandeur, fut, dit-on, le premier établissement des Phéniciens sur la Méditerranée.
Talmyre, palas, le palais, mire, de plaisir, le palais des plaisirs.
Tadmor, de taig, maison, et mor, grand, la grande maison ou palais.
L'Italie, A'It, blé, talam, pays, ou terre de blé, se prononçait Itala.
LeliBRE, ce'mot est sans nul doute le phénicien tibar, fontaine, source.
Dalmatie, de dal, tribu, part, et mait, bon, excellent, l'excellente portion, se prononce Dalmait.
la Sardaigne, de sard, plus grand ou plus large, et inis, île ; île plus grande relativement à la Corse.
Les Baléares, de ba, vaches ou bestiaux, et léar, la mer, probablement parce que ces îles paraissaient aux navigateurs, en pleine mer, ressembler à des bestiaux. Diodore de Sicile dérive ce mot de j3aXXesv, lancer, parce que les habitans étaient d'habiles frondeurs; mais cette étymologie est inexacte, car long-temps avant l'époque où les Grecs naviguèrent dans ces mers, ces îles étaient connues des Phéniciens.
Bien que cela n'entre pas tout-à-fait dans mon sujet, dit sir William Betham, à qui nous empruntons ces détails, je vais expliquer ici ce que l'on entendait par les mystérieux monts Ripheens et les forêts Hyrcinéennes, dont personne n'a jusqu'ici même essayé de déterminer la position. Le mot Riphéen, terme général appliqué sans nul doute par les Phéniciens à toutes les chaînes de montagnes grises, rocailleuses et stériles, deriabac, gris, et eigean, dur, rocailleux, stérile, se prononçait Rephean. Ainsi l'on entendait par mont Ripheens toutes les chaînes de montagnes de ce genre. Les forêts Hyrcinéennes ( ce mot dérive de iar, l'ouest, et cein, éloigné) étaient celles qui se trouvaient dans les contrées situées le plus à l'ouest.
Malte ou Mèlite : de melt, bannissement ou lieu d'exil.— Rusadir, le promontoire qui porta ce nom en Afrique, appelé aujourd'hui Capo de Tres-Forcas. dans le royaume de Fez, à l'est de Ceuta : de ruad, rouge, et sadac, sable ou poussière.
Scombrarie ( le promontoire de ), en Espagne, aujourd'hui nommé cap Palos, cap Salubre ou cap de Bon-Air : de syam, respiration ou poumons, et de breat, pure.
Charideme (le promontoire de), aujourd'hui le cap de Gates dans la Grenade : de caor, brebis, et diamann, nourriture ou pâturage. Nous avons à l'entrée de l'océan Atlantique, le rocher de Gibraltar, dont l'ancien nom était Calpe, en Irlandais calb, tête chauve.
Abeila, l'ancien nom de Ceuta, sur la côté d'Afrique, vis-à-vis de Gibraltar, et qui forme avec le dernier l'entrée de la Méditerranée en sortant de l'Atlantique. Le sens littéral est, son embouchure : de a, sa, bell, bouche. Il serait impossible de choisir des termes plus convenahles que Calb et Abeila pour représenter l'exacte position de ces deux caps.
Cadiz ou Gades, la première grande ville bâtie par les Phéniciens lorsqu'ils pénétrèrent dans l'Océan, vient de cadas , honneur, privilège, gloire.
Le mot Briga était ajouté à plusieurs noms de lieux qui se trouvent le long de la côte, tels que Abobriga, Cellobriga, Talabriga, Mirobriga, Coimbriga, Lacobriga, Cetobriga, Hierobriga. D'autres noms, comme Brigantium, commencent par Briga Tous ces mots dérivent de briogac, montagneux, qui se prononce Briga.