‹ Chefs-d'uvre poétiques de Thomas MooreChapitre 163 sur 210 · LA VOIX · texte numérisé non relu

LA VOIX

Les notes magiques de la musique frappant l'oreille du dormeur, qui, à demi réveillé de quelque pénible rêve, croit que les chœurs des cieux sont proches, ces notes enchanteresses ne sont pas mieux venues que le fut votre voix, quand, délaissé de tous, mon cœur, depuis long-temps assoupi, ne croyait plus jamais s'éveiller et battre à ces accords bénis!

Douce et consolante voix! pareille à la brise d'été qui se glisse à travers les sinuosités de quelque coquille tortueuse, elle éveilla un écho dans chaque fibre de mon âme, tressaillant sous son charme. Ce fut un baume murmurant... un rayon de soleil parlé!... Je traverserais encore des années de douleurs et d'épreuves, pour que mon long et triste sommeil fût de nouveau interrompu par ces accords doux etpuissans!

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