‹ Chefs-d'uvre poétiques de Thomas MooreChapitre 53 sur 210 · LES BARDES · texte numérisé non relu

LES BARDES

Roule, Carron, tes flots enorgueillis :

Ton cours est libre, et tes fiers ennemis

N'en foulent plus les abondantes herbes.

Comme ils fuyaient sur leurs coursiers superbes !

Us ne sont plus... leur aigle en d'autres cieux

Porte en fuyant son vol audacieux !

Des noirs combats la paix a pris la place,

Tu n'entendras que les cris de la chasse,

Et sur nos murs pendront nos boucliers !

Ou si la guerre appelle nos guerriers,

Contre Loclin se fera cette guerre,

Et c'est d'Erin l'exercice ordinaire.

Roule, Carron, tes flots enorgueillis, .

Devant Fingal ont fui tes ennemis.

Cette victoire de Fingal avait coûté la vie à Comala, sa maîtresse, à laquelle un traître nommé Hidallan était venu annoncer

(1) Cette image hardie fait allusion aux éclipses.

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