‹ Chefs-d'uvre poétiques de Thomas MooreChapitre 56 sur 210 · FINGAL · texte numérisé non relu

FINGAL

Fuis, lâche, fuis... je te condamne à vivre.

Ainsi se termine, du moins dans la traduction de M. H. Taunay, cette espèce de tragédie en un acte dans laquelle le charme des sentimens est continuellement en rapport avec l'intérêt inhérent au sujet.

Les cérémonies que Fin célébrait à la veille d'entreprendre une expédition (s'il faut ajouter foi aux récits de Mac Pherson) (1) peignent sous les couleurs les plus vives les mœurs de ces temps : Un filia se rendait au milieu de la nuit dans une grande salle où les tribus se réunissaient dans ces occasions ; il faisait entendre le chant de guerre en invoquant les mânes de leurs ancêtres, et les invitait â venir contempler les hauts faits de leurs fils. Il suspendait alors à un arbre un bouclier, le frap-

(1) Voyez la page xcij.

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