PHOCAS, HÉRACLIUS, MARTIAN, PULCHÉRIE, GA&DES
PHOCAS
Hé bien! se rendra-t-il, madame?
puLCBinis.
Queb|ue effort que je fesse à lire dans son ame , Je n*ien vois que Teffet que je m'étois promis : Je trouve trop d'un frère, et vous trop peu d'un fils.
PHOCAS
Ainsi Le ciel vous veut enrichir de ma perte.
FVLCHÉniB.
Il tient en ma faveur leur naissance couverte : Ce firère qu'il me rend serait déjà perdu , Si dedans votre sang il ne Teût confondu.
P H O c A s , à Pulchérie.
Cette confusion peut perdre Tun et Tautre.
En faveur de mon sang, je ferai grâce au vôtre : Mais je veux le connoître, et ce n*est qu'à ce prix Qu'en lui donnant la vie il me rendra mon fils. ///. 20
3o6 HÉRACLIUS.
( i HéracUns. ) Pour la dernière fois, ingrat, je t*en conjure; Car enfin c*est vers toi que penche la nature; Et je n*ai point pour lui ces doux empressements Qui d*un cœur paternel font les vrais mouvements. Ce cœur s*attache à toi par d*invincibles charmes. En crois-tu mes soupirs ? en croiras-tu mes larmes P Songe avec quel amour mes soins t'ont élevé.
Avec quelle valeur son bras fa conservé; Tu nous dois à tous deux.
HÉRACLIUS
Et , pour reconnoissance f Je vous rends votre fils, je lui rends sa naissance.
PHOCAS
Tu me Tôtes, cruel, et le laisses mourir.
HBAACLIUS.
Je meurs pour vous le rendre, et pour te secourir.
PHOCAS
C'est me 1 oter assez que ne vouloir plus Tétre.
BKEACLIVS.
C'est vous le rendre assez que le faire connoître.
PHOGAS.
C'est me Toter assez que me le supposer.
BBRACLTUS.
C'est vous le rendre assez que vous désabuser.