ACTE V, SCÈNE IIL 3o
PHOCA.S
Laîsse-moi mon errear, puisqu*eUe m*est si chère. Je t'adopte pour fils, accepte-moi pour père : Fais vivre Héraclins sous Vun ou Tautre sort; Pour moi, pour toi, pour lui , fais-toi ce peu d'effort.
HKRACLXUS.
Ah ! c*en est trop enfin, et ma gloire blessée Dépouille un vieux respect où je Pavois forcée. De quelle ignominie osez-vous me flatter ?
Toutes les fois, tyran, qu'on se laisse adopter, On veut une maison illustre autant qu'amie; On cherche de la gloire , et non de Tinfamie; Et ce seroit un monstre horrible à vos états Que le fils de Maurice adopté par Phocas.
PHOCAS
Ya, cesse d'espérer la mort que tu mérites; Ce n'est que contre lui, lâche, que tu m'irrites: Tu te veux rendre en vain indigne de ce rang; Je m'en prends à la cause , et j'épargne mon sang. Puisque ton amitié de ma foi se défie Jusqu'à prendre son nom pour lui sauver la vie, Soldats, sans plus tarder, qu'on l'immole à ses yeuxf Et sois, après sa mort, mon fils si tu le veux.
Perfides , arrêtez.
3oS HÉRAGLIUS.
MARTIAV.
Ah ! que voulez-vous faire, Prince ?
HÉRACLIirS.
Sauver le fils de la fureur du père.
MARTIAK.
Conservez-lui ce fils qu'il ne cherche qu'en vous; Ne troublez point un sort qui lui semble si doux. C'est avec assez d'heur qu'Héraclius expire.
Puisque c'est en vos mains que tombe son empire. Le ciel daigne bénir votre sceptre et vos jours!
PHOCAS
C'est trop perdre de temps à souffrir ces discours. Dépêche, Octavian.
HÉRACLIUS, à Octayian.
N'attente rien, barbare.
Je sub...
PHOCAS
Avoue enfin.
HÉRACLItTS.
Je tremble , je m'égare ; Et mon cœur...
PHOCAS, à Héraclias.
Tu pourras à loisir y penser.
(à Octavian.) Frappe.