ACTE V. SCÈNE III
HBRACI.XV8,
Arrête, je suis.., Pnis-je le prononcer!
PHOCAS
Achève, ou...
HBRACLIUS.
Je suis donc, s'il &ut que je le die.
Ce qu^il faut que je sois pour lui sauver la vie.
Oui, je lui dois assez , seigneiur, quoi qu*il en soit , Pour vous payer pour lui de Tamour qu'il vous doit; Et je vous le promets entier , ferme , sincère, Et tel quHéraclius Tauroit pour son vrai père : J'accepte en sa faveur ses parents pour les miens. ' Mais sachez que vos jours me répondront des siens : Tous me serez garant des hasards de la guerre, Des ennemis secrets , de Tédat du tonnerre; Et, de quelque foçon que le courroux des cieux Me prive d*un ami qui m*est si précieux, Je vengerai sur vous , et fussiez-vous mon père. Ce qu*aura fait sur lui leur injuste colère.
PHOCAS
Ne crains rien : de tous deux je ferai mon appui; L*amour qu'il a pour toi m'assure trop de lui : Mon oœar pâme de joie, et mon ame n'aspire Qu'à vous associer l'un et l'autre à l'empire. J'ai retrouvé mon fils; mais sois-le tout-à-ûiit.
3io HÉRACLIUS.
Et donne-m'en pour marque un véritable effet; Ne laisse plus de place à la supercherie ; Pour achever ma joie, épouse Pulchérie.
HÉRACLIUS
Seigneur, elle est ma sœur.
PHOCAS
Tu n'es donc point mon fils , Puisque si lâchement déjà tu t'en dédis.
PUI.CHBRIK.
Qui te donne, tjnran , une attente si vaine ? Quoi! son consentement étonfferoit ma haine!
Pour l'avoir étonné tu m'aurois fiait dianger! J'aurois pour cette honte un cœur assez léger! Je pourrois épouser ou ton fils ou mon frère!