‹ Chefs-d'œuvres de P. CorneilleChapitre 195 sur 201 · PHOCAS, HÉRACLIUS, PULCHÉRIE, MARTIAN, OAHDBS · texte numérisé non relu

PHOCAS, HÉRACLIUS, PULCHÉRIE, MARTIAN, OAHDBS

PHÔCASy à Héraclitts.

Toi cependant, ingrat, sois mon fils si tu veux : En rétat où je suis je n^ai plus lieu de feindre; Les mutins sont domptés , et je cesse de craindre.

( à Pnlohérie.)

Je vous laisse tous trois. Use bien du moment Que je prends pour en faire un juste châtiment ; Et si tu n'aimes mieux que Tun et Tautre meure. Trouve ou choisis mon fils, et Tépouse sur l'heure : Autrement, si leur sort demeure encor douteux, Je jure a mon retour qu'ils périront tous deux. Je ne veux point d'un fils dont l'implacable haine Prend ce nom pour affront, et mon amour pour gène. Toi...

3ia HÉRACLIUS.

PULCHBRIB.

Ne menace point, je suis prête à mourir.

PBOCAS.

A mourir! Jusque-là je pourrois te chérir!

^'espère pas de moi cette faveur suprême ; Et pense...

PULCHBEIB.

A quoi, tyran?

PB-OTAS.

A m'épouser moi-même.

Au milieu de leur sang à tes pieds répandu.

PULCH^RIE.

Quel supplice !

PHOCAS

n est grand pour toi ; mais il t'est dû :

Tes mépris de la mort bravoient trop ma colère. Il est en toi de perdre ou de sauver ton frère; Et du moins, quelque erreur qui puisse me troubler , J'ai trouvé les moyens de te faire trembler.

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