ACTE y, SCÈNE VI. 3i
Vous, prince, a qui le ciel inspire Tartifice.
MARTIAH.
Vous, que veut le tyran pour fib obstinément.
HKBACI.ItT8.
Vous , qui depub quatre ans la servez en amant.
MARTIAK.
Vous saurez , mieux que moi , surprendre sa tendresse.
HÉRACLIUS
Vous saurez , mieux que moi , la traiter de maîtresse;
MARTIAK.
Vous aviez commencé tantôt d*y consentir.
PULCHBRIE.
Ah ! princes , votre cœur ne peut se démentir;
Et vous Favez tous deux trop grand ,trop magnanime.
Pour souffrir sans horreur Vombre même d*un crime.
Je vous connoissois trop pour juger autrement
Et de votre conseil et de Févènement;
Et je n*y déférob que pour vous voir dédire :
Toute fourbe est honteuse aux cœurs nés pour Fem*
pire.
Princes, attendons tout, sans consentir à rien.
HBRACI.XUS.
Admirez cependant quel malheur est le mien : L'obscure vérité, que de mon sang je signe.
3i6 HÉRAGLIUS.
Du grand nom qui me perd ne me peut rendre digne ; On n'en croit pas ma mort; et je perds mon trépas , Puisque mourant pour lui je ne le sauve pas.
MARTIAir.
Toyez, d'autre côté, quelle est ma destinée, Bfadame : dans le cours d'une seule journée , Je suis Héradius , Léonce , et Martian ; Je sors d'un empereur, d'un tribun, d'un tyran. De tous trois ce désordre en un jour me (ait naître. Pour me faire mourir enfin sans me oonnoitre.
PULCHBEIB.
Cédez , cédez tous deux aux rigueurs de mon sort.
Il a fait contre vous un violent effort:
Yoire malheur est grand ; mais, quoi qu'il en suooèd^
La mort qu'on me refuse en sera le remède:
Et moi... Mais y que nous veut ce perfide?